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Un manifestant a perdu une main à Saint-Étienne, samedi 17 octobre, en marge de la journée de mobilisation contre la vie chère. Une grenade des forces de l’ordre est en cause, a annoncé BFMTV à l’antenne en fin d’après-midi. Les circonstances exactes restent à établir.
Mis à jour à 17h40 avec de nouvelles précisions et les premières réactions.
Ce que l’on sait à cette heure
L’information a d’abord circulé vers 17h10 sur les réseaux sociaux, attribuée à une source proche du dossier, avant d’être donnée à l’antenne par BFMTV puis par RTL. Une source proche du dossier confirme que la grenade a été lancée par les forces de l’ordre. La victime est un manifestant blessé pendant les heurts qui ont opposé une partie du cortège aux forces de l’ordre dans le centre-ville.
Selon les premiers éléments, le manifestant aurait ramassé la grenade à la main avant qu’elle n’explose, une version également avancée par le site Actu17. Le modèle de la grenade n’a pas été précisé. Ni la préfecture de la Loire ni le parquet de Saint-Étienne ne se sont exprimés à ce stade. L’état de santé du blessé et son identité ne sont pas connus.
Un cortège sous tension depuis le début de l’après-midi
La manifestation stéphanoise s’est élancée à 14 heures et a rassemblé plusieurs milliers de personnes, selon Le Progrès. Des affrontements ont éclaté très vite avec les forces de l’ordre aux abords du centre commercial Centre Deux. Le matin, dès 8h30, des dizaines de manifestants bloquaient déjà le rond-point de Monthieu, à l’entrée de la ville.
Premières réactions politiques
L’annonce a vite suscité des réactions à gauche. Le militant révolutionnaire Anasse Kazib a mis en cause le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qu’il juge responsable de la répression des cortèges. Le ministère ne s’est pas exprimé à ce stade.
Moins de deux semaines après le drame de Lens
Cette blessure survient peu après celle d’un lycéen de Lens, amputé d’une main par une grenade lors des blocages de lycées début octobre. Le parquet a jugé le tir conforme. Le jeune homme conteste avoir ramassé l’engin, selon son avocate, et sa famille s’est constituée partie civile. L’usage des grenades dans les opérations de maintien de l’ordre est régulièrement critiqué après des blessures graves en manifestation.
Info à suivre. Cet article sera complété dès que les autorités, les secours ou la victime s’exprimeront. Toute la journée est à suivre dans notre direct de la mobilisation du 17 octobre.
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