Zelensky : 70 milliards d’euros manquent à l’Ukraine pour 2027, l’UE temporise

Kyiv estime son trou de financement pour 2027 à 78 milliards de dollars. Réunis à Bruxelles, les Vingt-Sept repoussent toute décision et réclament des chiffres clarifiés.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Zelensky : 70 milliards d'euros manquent à l'Ukraine pour 2027, l'UE temporise

À retenir

  • Kyiv chiffre à 78 milliards de dollars, environ 70 milliards d’euros, ce qui lui manquera en 2027 pour l’armée et le budget
  • Le prêt européen de 90 milliards d’euros prévoit déjà une enveloppe de 45 milliards pour l’Ukraine en 2027
  • Réunis à Bruxelles les 15 et 16 octobre, les dirigeants des Vingt-Sept n’avaient prévu aucune décision sur ce financement
  • Le chancelier autrichien Christian Stocker exige des chiffres clarifiés avant tout nouvel engagement
Au sommaire
  1. Le prêt de 90 milliards réserve déjà 45 milliards à 2027
  2. Seuls 15,7 milliards versés en 2026, faute de réformes
  3. Christian Stocker veut « mettre de l’ordre » dans les chiffres de Kyiv
  4. Les 210 milliards d’avoirs russes gelés divisent toujours

Volodymyr Zelensky est venu à Bruxelles, vendredi 16 octobre, chercher de l’argent pour 2027. Son gouvernement évalue le manque à combler à 78 milliards de dollars, soit environ 70 milliards d’euros, selon Euronews.

Ce total additionne les besoins militaires et budgétaires du pays pour l’an prochain.

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Le président ukrainien participait au sommet européen ouvert jeudi. Il y a porté deux demandes : davantage de soutien financier pour la défense et de nouvelles sanctions contre la Russie.

Le prêt de 90 milliards réserve déjà 45 milliards à 2027

L’enveloppe actuelle date de décembre 2025. Les dirigeants européens avaient alors accordé à Kyiv un prêt de 90 milliards d’euros, financé par un emprunt commun, à raison de 45 milliards par an en 2026 et en 2027.

Le chiffre avancé par Kyiv ne s’ajoute donc pas forcément en totalité à cette somme. Un diplomate européen cité par Euronews estime que l’Union devrait assumer « des dizaines de milliards » sur ce total, sans montant arrêté à ce stade.

« Nous sommes reconnaissants pour la décision prise l’an dernier sur le prêt de soutien de 90 milliards d’euros », a déclaré Volodymyr Zelensky à son arrivée.

Seuls 15,7 milliards versés en 2026, faute de réformes

Les versements coincent déjà cette année. Début octobre, l’Ukraine n’avait perçu que 15,7 milliards d’euros sur la tranche 2026, selon la presse ukrainienne.

Dans une lettre, les commissaires Valdis Dombrovskis et Marta Kos ont rappelé que le solde, autour de 34 milliards, reste accessible si Kyiv adopte les réformes promises. Parmi elles figurent la fin de l’exemption de taxes sur les petits colis internationaux, une fiscalité des plateformes numériques et le maintien des règles sur les personnes politiquement exposées.

Bruxelles a également refusé d’avancer les versements prévus pour 2027.

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Christian Stocker veut « mettre de l’ordre » dans les chiffres de Kyiv

L’Autriche freine. « Tant de chiffres circulent qu’il faut les mettre en ordre », a lancé le chancelier Christian Stocker, cité par The Kyiv Independent. Il réclame un classement des besoins pour savoir comment orienter l’aide.

Le dirigeant autrichien interroge aussi le lien direct entre l’intensification des frappes russes et le trou budgétaire. Il rappelle que les financements européens restent conditionnés à l’État de droit et à la lutte contre la corruption.

Le Premier ministre ukrainien a publié de nouvelles estimations sur les réseaux sociaux pendant le sommet. Un responsable européen y a vu « encore de nouveaux chiffres ».

Les 210 milliards d’avoirs russes gelés divisent toujours

Reste la piste des avoirs de la Banque centrale russe immobilisés dans l’Union, évalués à 210 milliards d’euros. Les Vingt-Sept n’avaient pas réussi à s’entendre sur leur utilisation en décembre 2025, la Belgique invoquant des risques juridiques et financiers.

L’Allemagne a par ailleurs rejeté une proposition américaine visant à contrôler ces fonds. « C’est notre affaire et c’est nous qui en décidons », a tranché le chancelier Friedrich Merz.

Kyiv demande aussi des solutions européennes pour remplacer la défense antimissile américaine et Starlink, alors que Musk renvoie au Pentagone le bridage de Starshield en Ukraine.

La Commission européenne doit encore préciser son évaluation des besoins ukrainiens pour 2027. Le financement de l’an prochain devrait revenir sur la table lors d’un prochain sommet.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.