Loyers : l’IRL paraît le 15 octobre, base 145,77, calculez votre hausse maximale

Le chiffre de l'Insee fixe le plafond de hausse des baux révisés à partir du 15 octobre. La formule, un exemple chiffré et les cas où le loyer ne peut pas bouger, expliqués pas à pas.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
6 min de lecture
Une main tient une clé de logement
Photo : Kindel Media / Pexels

À retenir

  • L’Insee publie l’indice de référence des loyers (IRL) du 3e trimestre 2026 le 15 octobre à 8 h 45, selon son calendrier officiel.
  • L’IRL du même trimestre un an plus tôt vaut 145,77 : c’est le dénominateur de la révision des baux concernés.
  • Environ 7,3 millions de ménages louent leur résidence principale dans le secteur libre, selon l’Insee (données 2025 provisoires).
  • Un logement classé F ou G au DPE ne peut pas voir son loyer révisé, selon service-public.fr.
Au sommaire
  1. L’IRL du 3e trimestre paraît le 15 octobre à 8 h 45
  2. 7,3 millions de ménages locataires dans le secteur libre
  3. Loyer × nouvel indice ÷ 145,77 : la formule en trois étapes
  4. Le propriétaire peut-il réclamer la hausse avec retard ?
  5. Un logement F ou G ne peut pas être révisé

L’Insee dévoile jeudi 15 octobre l’IRL du 3e trimestre 2026, le chiffre qui plafonne la hausse annuelle de loyer pour les baux concernés. Le calcul tient en une ligne : loyer actuel × nouvel indice ÷ 145,77.

L’IRL du 3e trimestre paraît le 15 octobre à 8 h 45

Le calendrier de l’Insee fixe la publication à jeudi 15 octobre, à 8 h 45. L’indice sert de référence aux baux dont le trimestre de référence est le troisième.

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Le dernier chiffre connu, celui du 2e trimestre 2026, atteint 148,37, soit +1,15 % sur un an, selon l’Insee. La hausse accélère depuis le début de l’année.

Voici les quatre dernières valeurs publiées :

TrimestreIRLVariation sur un an
3e trimestre 2025145,77+0,87 %
4e trimestre 2025145,78+0,79 %
1er trimestre 2026146,60+0,78 %
2e trimestre 2026148,37+1,15 %

7,3 millions de ménages locataires dans le secteur libre

En 2025, les locataires occupent 40,4 % des résidences principales, soit environ 12,8 millions de ménages, selon l’Insee (données provisoires). Le secteur libre, celui des bailleurs privés, en représente 23,1 %, soit 7,3 millions de logements.

La révision annuelle ne joue que si le bail contient une clause qui la prévoit. Elle ne s’applique qu’une fois par an, aux logements vides ou meublés du secteur privé.

Un locataire qui veut vérifier sa situation relit trois points de son bail : la présence d’une clause de révision, le trimestre de référence et la date anniversaire. La classe du DPE du logement compte aussi, puisque les logements F et G sont exclus.

Les logements sociaux suivent une autre règle : leur révision a lieu chaque 1er janvier, avec l’IRL du 2e trimestre de l’année précédente comparé à celui de l’année d’avant.

Loyer × nouvel indice ÷ 145,77 : la formule en trois étapes

Service-public.fr donne la méthode et un exemple : 600 € × 148,37 ÷ 146,68 = 606,91 €. Le même calcul s’applique avec les indices du 3e trimestre.

  1. Repérer dans le bail le trimestre de référence et la date de révision.
  2. Multiplier le loyer actuel par le nouvel IRL, puis diviser par l’IRL du même trimestre un an plus tôt, soit 145,77 pour le 3e trimestre.
  3. Arrondir à la deuxième décimale.

Le résultat est un plafond, pas une obligation : le propriétaire peut appliquer une hausse plus faible, voire aucune. L’indice appliqué doit être celui prévu par le bail, pas un autre trimestre.

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À titre d’illustration, un loyer de 700 € révisé avec une variation de +1,15 %, comme au 2e trimestre, passerait à 708,05 €. Ce n’est pas une prévision : seul le chiffre du 15 octobre compte.

Le propriétaire peut-il réclamer la hausse avec retard ?

Oui, mais sans effet rétroactif. Selon service-public.fr, le bailleur dispose d’un an après la date de révision pour la demander, et la hausse s’applique à partir de la date de la demande.

Passé ce délai, la révision non appliquée est perdue. Un loyer ne change donc pas automatiquement : il faut une demande du propriétaire ou de son agence.

Le locataire peut refaire lui-même le calcul avec les indices publiés par l’Insee.

Un logement F ou G ne peut pas être révisé

La révision est exclue pour les logements classés F ou G au DPE. En métropole, la règle vise les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits depuis le 24 août 2022, et dans les départements d’outre-mer depuis le 1er juillet 2024, selon service-public.fr.

Un décret du 20 juillet 2026 a aussi durci le gel des loyers des passoires thermiques en zone tendue, comme le détaille notre article sur les loyers F et G dès le 1er août. Pour vérifier le classement, notre point sur les logements reclassés en silence par le DPE aide à comprendre ce qui a changé.

Côté aides, le gel annoncé pour 2027 est détaillé dans notre article sur les APL sans revalorisation. L’ensemble des repères figure dans le guide logement et immobilier 2026.

Sources : calendrier des publications de l’Insee (IRL du 3e trimestre 2026, 15 octobre à 8 h 45), Insee (IRL du 2e trimestre 2026 ; statut d’occupation des résidences principales, 2025), service-public.fr (révision du loyer selon l’IRL).

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.