À retenir
- Jean-Luc Mélenchon a promis dimanche 11 octobre l’abolition de Parcoursup, au Zénith d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand
- La France insoumise revendique plus de 10 000 participants, et France 3 Auvergne estime à 1 500 à 2 000 les personnes restées sur le parvis
- Le candidat défend aussi le droit de vote à 16 ans et le retour de la retraite à 60 ans
- Sur Parcoursup, 126 632 candidats restaient sans proposition au 11 juillet 2026, selon le bilan du ministère de l’Enseignement supérieur
Jean-Luc Mélenchon a promis, dimanche 11 octobre, d’abolir Parcoursup, lors d’un meeting au Zénith d’Auvergne, à Cournon-d’Auvergne, aux portes de Clermont-Ferrand. Le candidat de La France insoumise à la présidentielle de 2027 a qualifié la plateforme d’admission dans le supérieur d’« école du vice, une ignominie même ».
« Parcoursup doit être aboli. Nous ne sommes pas pour la sélection à l’université », a-t-il déclaré à la tribune.
Les organisateurs revendiquent plus de 10 000 personnes dans la salle. Entre 1 500 et 2 000 autres sont restées sur le parvis, faute de place, selon l’estimation de France 3 Auvergne, dont la journaliste Manale Makhchoun était sur place.
Vote à 16 ans et retraite à 60 ans au programme du Zénith d’Auvergne
Le meeting était consacré à la jeunesse et à l’éducation. Deux lycéens clermontois ont pris la parole avant le candidat pour appeler à une « mobilisation générale », rapporte France 3 Auvergne.
Jean-Luc Mélenchon a ensuite défendu l’abaissement de la majorité électorale. « À 16 ans, on vote aux élections prud’homales. À 16 ans, on va en prison. Alors à 16 ans, on doit pouvoir donner son avis, non pas secondairement, mais comme tous les autres, comme citoyen », a-t-il lancé.
Il a conclu en promettant le retour de la retraite à 60 ans.
Ce rendez-vous se tenait au lendemain d’un meeting de Gabriel Attal à Lyon. Il intervient aussi alors que la gauche vient de connaître la désignation de Raphaël Glucksmann à 66,13 %.
126 632 candidats sans proposition à la mi-juillet 2026
La charge du candidat insoumis vise un dispositif contesté dans la rue depuis la rentrée. Le mouvement lycéen lancé en septembre compte Parcoursup parmi ses griefs, aux côtés des classes surchargées et du manque de remplaçants.
La session 2026 a réuni 1 046 000 candidats ayant confirmé au moins un vœu, dont 660 000 lycéens, selon le ministère de l’Enseignement supérieur. À la clôture de la phase principale, le 11 juillet, 126 632 d’entre eux n’avaient reçu aucune proposition d’admission.
Une phase complémentaire est restée ouverte jusqu’au 10 septembre.
Parcoursup est né en 2018 sous le gouvernement d’Édouard Philippe
À la tribune, Jean-Luc Mélenchon a attribué la paternité de la plateforme à Jean-Michel Blanquer et sa généralisation à Édouard Philippe. Il a décrit un « bazar organisé du sommet de l’État par des gens qui voulaient transformer le savoir en une marchandise ».
Parcoursup a remplacé Admission post-bac en janvier 2018. Son cadre légal est la loi du 8 mars 2018 relative à l’orientation et à la réussite des étudiants.
Ce texte a été défendu au Parlement par Frédérique Vidal, alors ministre de l’Enseignement supérieur. Jean-Michel Blanquer était, lui, ministre de l’Éducation nationale dans le même gouvernement, dirigé par Édouard Philippe.
Supprimer la plateforme supposerait donc de revenir sur cette loi, qui autorise les universités à classer les dossiers lorsque les demandes dépassent les capacités d’accueil. Le candidat n’a pas détaillé, dimanche, le système d’affectation qui remplacerait Parcoursup.
























