Airbnb : commission hôte à 15,5 % le 13 octobre, ajustez vos prix avant

Le 13 octobre, la plateforme prélève 15,5 % sur l'hôte et supprime les frais voyageur. Sans hausse de tarif, une nuit à 100 € ne rapporte plus que 84,50 € net.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
8 min de lecture

À retenir

  • Airbnb bascule le 13 octobre 2026 vers une commission unique de 15,5 % prélevée sur le seul hôte, selon Tout sur mes finances.
  • Les frais de service facturés au voyageur, environ 12 % du prix, disparaissent le même jour.
  • Une annonce laissée à 100 € ne rapportera plus que 84,50 €, contre 97 € aujourd’hui.
  • Les recettes déclarées au fisc augmentent d’environ 15 % alors que le micro-BIC s’arrête à 15 000 € pour un meublé non classé.
Au sommaire
  1. Une commission unique de 15,5 % remplace les 3 % côté hôte
  2. Tous les hôtes français sont concernés, classés ou non
  3. Recalculer son prix plancher avant le 13 octobre, en cinq étapes
  4. Le seuil de 15 000 € franchi sans un euro de revenu en plus
  5. Deux situations que la bascule ne règle pas
  6. Où vérifier son régime et ses seuils

Airbnb prélèvera 15,5 % sur chaque réservation à partir du 13 octobre 2026 en France, contre 3 % aujourd’hui. Les frais facturés au voyageur disparaissent le même jour. Un hôte qui ne touche pas à son tarif perdra 12,50 € sur une nuit affichée à 100 €.

Il reste une quinzaine de jours pour recalculer ses prix. Et une seconde conséquence, fiscale celle-là, échappe à la plupart des propriétaires.

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Une commission unique de 15,5 % remplace les 3 % côté hôte

Le modèle actuel partage la facture entre les deux parties. L’hôte laisse 3 % de la réservation à la plateforme, le voyageur paie de son côté des frais de service d’environ 12 % ajoutés au prix affiché.

Le 13 octobre, ce partage s’arrête pour la France et l’Espace économique européen, comme l’a rapporté Tout sur mes finances. La plateforme prélève alors 15,5 % sur le seul hôte, et le voyageur paie exactement le prix affiché sur l’annonce.

Le tableau ci-dessous compare ce que produit une nuit affichée à 100 € avant et après la bascule.

LigneAvant le 13 octobreÀ partir du 13 octobre
Prix affiché sur l’annonce100 €100 €
Payé par le voyageurenviron 112 €100 €
Commission de la plateforme3 €15,50 €
Versé à l’hôte97 €84,50 €

Pour retrouver les 97 € encaissés aujourd’hui, l’annonce doit passer à environ 115 €. Le voyageur, lui, paiera à peu près la même somme qu’avant : c’est le partage entre les deux qui change, pas le total.

Tous les hôtes français sont concernés, classés ou non

La bascule ne fait aucun tri. Elle vaut pour les meublés de tourisme classés comme non classés, pour les chambres d’hôtes, et pour la location d’appoint de quelques week-ends par an.

Elle ne dépend pas davantage du régime fiscal. Un hôte au micro-BIC et un hôte au réel verront la même ligne de commission, mais pas les mêmes conséquences au moment de la déclaration de revenus.

La plateforme a déjà procédé ainsi au Pérou et en Corée du Sud en mai 2026, puis en Allemagne et au Royaume-Uni en juin.

Recalculer son prix plancher avant le 13 octobre, en cinq étapes

L’opération tient en une division, mais elle doit être faite annonce par annonce.

  1. Relever le tarif net encaissé aujourd’hui sur une nuit type, frais de plateforme déduits.
  2. Diviser ce montant par 0,845 : le résultat est le nouveau prix à afficher pour conserver la même recette.
  3. Vérifier le calcul sur un séjour d’une semaine, remises longue durée comprises, car l’écart se creuse avec la durée.
  4. Appliquer la hausse manuellement ou via l’outil d’ajustement automatique proposé par la plateforme.
  5. Contrôler que les frais de ménage et la taxe de séjour n’ont pas été emportés par l’ajustement.

L’outil d’ajustement automatique traite toutes les annonces d’un coup, mais il n’est pas réversible et ne s’applique qu’aux réservations futures.

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Le seuil de 15 000 € franchi sans un euro de revenu en plus

C’est l’effet le moins visible et le plus coûteux. En micro-BIC, l’administration retient la recette brute encaissée par le voyageur : afficher 115 € au lieu de 100 € fait entrer environ 15 % de recettes supplémentaires dans la déclaration, à revenu net inchangé.

Or le plafond a fondu. Pour un meublé de tourisme non classé, le micro-BIC s’arrête à 15 000 € de recettes avec un abattement de 30 %, contre 77 700 € en 2024, selon impots.gouv.fr, page mise à jour le 6 juillet 2026.

Un hôte non classé qui déclarait 14 000 € de recettes se retrouvera donc autour de 16 100 €. Au-delà du seuil deux années consécutives, le régime réel devient obligatoire, avec liasse 2031 et rattachement au service des impôts des entreprises.

Le meublé classé conserve un plafond de 77 700 € et un abattement de 50 %. Le seuil de sortie est plus lointain, mais il se rapproche lui aussi de 15 % d’un coup.

Cette mécanique s’ajoute à un environnement fiscal déjà mouvant : le nouveau taux de prélèvement à la source appliqué depuis septembre intègre ces revenus locatifs, et l’exécutif étudie d’autres pistes dans le budget 2027 pour taxer l’épargne et les revenus du patrimoine.

Deux situations que la bascule ne règle pas

Une réservation encaissée avant le 13 octobre est-elle recalculée ?

Non. Les séjours déjà réservés restent soumis aux conditions en vigueur le jour de la réservation, même lorsque l’arrivée du voyageur est postérieure au 13 octobre.

Un hôte au régime réel y perd-il quelque chose ?

Sa recette brute augmente elle aussi, mais la commission reste une charge déductible. Le résultat imposable ne bouge donc pas, à la différence du micro-BIC où l’abattement forfaitaire ne compense rien.

Un dépassement de seuil peut en revanche imposer un changement de régime, et donc une comptabilité complète. Mieux vaut vérifier sa position avant la clôture de l’exercice, comme pour toute échéance fiscale de fin d’année.

Où vérifier son régime et ses seuils

Le régime fiscal des locations meublées de tourisme est détaillé sur impots.gouv.fr, page mise à jour le 6 juillet 2026, en application de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024. Les seuils de 15 000 € et 77 700 € et les abattements de 30 % et 50 % y figurent avec les cases de déclaration correspondantes.

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Le calendrier de la bascule et le taux de 15,5 % ont été rapportés par Tout sur mes finances. Les autres démarches liées aux impôts et aux aides sont regroupées dans notre guide argent, impôts et aides 2026.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.