À retenir
- Pour une voiture, l’enlèvement coûte au maximum 127,65 € et chaque jour de garde 6,75 € dans le cas général, selon la fiche Service-Public vérifiée le 27 août 2026
- À Paris, les plafonds montent à 150 € pour l’enlèvement et 29 € par jour de garde ; à Marseille, Lyon et Toulouse, la garde est plafonnée à 10 €
- Arriver avant que deux roues aient quitté le sol limite la note à 15,20 € de frais préalables
- Sans nouvelles du propriétaire, la voiture est réputée abandonnée 10 ou 15 jours après la notification, puis vendue ou détruite
Au sommaire
- À Paris, un jour de garde coûte 29 €, contre 6,75 € ailleurs
- Arriver avant que deux roues quittent le sol : 15,20 €
- La mainlevée se retire en ligne, avec assurance et permis valides
- Passé 3 jours, le compte à rebours de 10 ou 15 jours avant la vente
- Contester auprès du procureur ou du préfet, puis devant le tribunal
- Rayure ou pare-chocs abîmé : la fiche descriptive fait foi
Une voiture enlevée par la fourrière coûte d’autant plus cher qu’on tarde à la récupérer. Au tarif d’enlèvement, plafonné à 127,65 € hors Paris, s’ajoutent des frais de garde facturés chaque jour. Passé trois jours, le véhicule est classé, et un compte à rebours de 10 ou 15 jours s’enclenche avant sa vente ou sa destruction.
À Paris, un jour de garde coûte 29 €, contre 6,75 € ailleurs
Les tarifs de fourrière sont des montants maximaux fixés par arrêté, et ils varient selon la ville et le type de véhicule. Pour une voiture particulière, voici les plafonds indiqués par la fiche de Service-Public sur la mise en fourrière, vérifiée le 27 août 2026.
| Frais (voiture) | Cas général | Paris | Marseille, Lyon, Toulouse |
|---|---|---|---|
| Enlèvement | 127,65 € | 150 € | 127,65 € |
| Garde journalière | 6,75 € | 29 € | 10 € |
| Opérations préalables | 15,20 € | 15,20 € | 15,20 € |
| Immobilisation matérielle | 7,60 € | 7,60 € | 7,60 € |
| Mise en vente | 100 € | 100 € | 61 € |
L’administration donne elle-même un exemple : une voiture mise en fourrière à Paris et récupérée le jour même revient à 179 €, soit 150 € d’enlèvement et 29 € de garde, plus 7,60 € si elle avait été immobilisée matériellement.
Pour un deux-roues ou un trois-roues à moteur, les plafonds sont plus bas : 45,70 € d’enlèvement et 3 € de garde par jour dans le cas général, 49 € et 10 € à Paris. Les poids lourds suivent une grille selon leur poids total autorisé en charge, jusqu’à 274,40 € d’enlèvement entre 19 et 44 tonnes.
Arriver avant que deux roues quittent le sol : 15,20 €
Tout se joue parfois en quelques minutes. L’enlèvement commence dès qu’au moins deux roues du véhicule ont quitté le sol, ou dès que le véhicule a commencé à être déplacé. Avant ce moment, le propriétaire peut repartir avec sa voiture en réglant seulement les frais d’opérations préalables si la dépanneuse est déjà sur place : 15,20 € pour une voiture, 7,60 € pour un deux ou trois-roues.
Une fois l’enlèvement commencé, il reste possible de récupérer le véhicule sur place, à condition de payer les frais d’enlèvement ou de s’engager par écrit à les payer, et de libérer la voie publique.
S’opposer physiquement à l’enlèvement est en revanche un délit. Il est puni de trois mois de prison et 3 750 € d’amende au maximum, avec un retrait de six points sur le permis, auquel peuvent s’ajouter une suspension de permis jusqu’à trois ans ou un travail d’intérêt général.
La mainlevée se retire en ligne, avec assurance et permis valides
Pour sortir la voiture de la fourrière, il faut une autorisation de sortie, appelée mainlevée. Un service en ligne de l’administration permet de vérifier si le véhicule est en fourrière à partir de sa plaque d’immatriculation, de télécharger la mainlevée et de consulter la fiche descriptive. À Paris, la Ville dispose de son propre service de recherche.
Toutes les fourrières ne sont pas encore reliées à ce service, et l’enregistrement peut prendre un peu de temps après l’enlèvement. Si la voiture reste introuvable, il faut s’adresser au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche du lieu de stationnement.
Sans passer par Internet, la mainlevée s’obtient auprès des forces de l’ordre qui ont prescrit la fourrière. Trois documents sont exigés : l’attestation d’assurance, un permis de conduire en cours de validité et le titre de circulation, carte grise ou équivalent, s’il n’a pas été retiré. Les frais se règlent ensuite auprès du gardien de la fourrière.
Si une interdiction de circuler a été prononcée, le véhicule doit être expertisé hors de la fourrière. Il peut alors sortir sur un camion-plateau, à condition d’être assuré.
Passé 3 jours, le compte à rebours de 10 ou 15 jours avant la vente
Au-delà de trois jours, le véhicule est classé dans l’une de deux catégories. S’il est jugé à remettre au service des Domaines, il est considéré comme abandonné 15 jours après la notification de mise en fourrière. S’il est classé à détruire après estimation de sa valeur marchande, le délai tombe à 10 jours, voire 7 jours pour un véhicule utilisé dans un rodéo urbain.
Un propriétaire absent plusieurs jours est prévenu par lettre recommandée avec accusé de réception, envoyée dans les cinq jours ouvrables suivant la mise en fourrière. Elle indique l’adresse de la fourrière, le classement du véhicule, le délai pour le retirer et le montant des frais.
Une fois le délai dépassé, la voiture part aux Domaines pour être vendue ou dans un centre de véhicules hors d’usage pour destruction. Il reste possible de la récupérer avant la vente, en payant aussi les frais de mise en vente, jusqu’à 100 €.
Contester auprès du procureur ou du préfet, puis devant le tribunal
La notification de mise en fourrière désigne l’autorité à saisir pour contester : le procureur de la République ou le préfet du lieu de l’enlèvement. Celui-ci confirme la mesure ou ordonne la mainlevée dans les cinq jours ouvrables suivant le recours.
Ce recours ne suffit pas à annuler la fourrière. Il faut saisir en parallèle le tribunal judiciaire du lieu de l’enlèvement : tribunal de proximité pour une contravention des quatre premières classes, tribunal de police pour la cinquième classe, tribunal correctionnel pour un délit. Si le juge annule la procédure, les frais peuvent être remboursés par l’autorité de fourrière, commune ou préfecture. La même logique de contestation vaut pour un avis de contravention envoyé par un radar.
Après une relaxe définitive pour un délit ou une contravention de cinquième classe, la demande de remboursement des frais au titre des frais de justice doit être faite dans les six mois, au greffe ou par lettre recommandée, avec la décision et le justificatif de paiement.
Rayure ou pare-chocs abîmé : la fiche descriptive fait foi
Avant l’enlèvement, l’agent établit une fiche descriptive de l’état du véhicule, dont un double peut être demandé. À la restitution, la voiture doit correspondre à cette fiche. En cas de dégât lié au chargement ou au gardiennage, la réclamation part en recommandé à l’autorité de fourrière, avec la fiche et des photos. En cas de refus, le recours se fait devant le tribunal administratif du lieu de l’enlèvement.
Certaines infractions graves, comme la conduite sans permis ou un excès de vitesse de 50 km/h ou plus, peuvent aussi conduire à la fourrière, en plus du retrait de points sur le permis.
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