L’inflation de la zone euro a bondi à 3,3 % en août, son plus haut niveau depuis trois ans, sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie. Les marchés anticipent désormais une nouvelle hausse des taux de la Banque centrale européenne dès sa réunion du 10 septembre.
Le taux de dépôt pourrait passer de 2,25 % à 2,50 %, un an après une première remontée des taux en juin dernier. Cette poussée des prix s’explique surtout par le choc énergétique lié aux tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz, plus que par une surchauffe de la demande.
Une réponse qualifiée de « graduelle » par l’institution
Contrairement à l’épisode inflationniste de 2021-2022, la BCE privilégie une approche mesurée face à ce choc considéré comme temporaire. Joachim Nagel, membre du conseil des gouverneurs, estime que les marchés donnent déjà plus de 95 % de probabilité à un relèvement en septembre.
Une hausse qui pourrait renchérir un peu plus des crédits immobiliers déjà en difficulté en France.















