Des dizaines de cigognes se sont posées sur les toits d’immeubles de Cannes et du Cannet depuis jeudi, selon Nice-Matin. Un spectacle inédit qui ravit les riverains des Alpes-Maritimes.
L’essentiel
- Des cigognes se sont posées sur des toits de Cannes et du Cannet depuis jeudi 13 août
- Un habitant du quartier depuis plus de 50 ans parle d’un « phénomène unique, du jamais-vu »
- Le Centre de soins de la faune sauvage des Alpes-Maritimes confirme une simple escale migratoire
- Déranger un nid expose à 3 ans de prison et 150 000 euros d’amende
Un ballet inattendu au-dessus des toits
Depuis jeudi, plusieurs dizaines de cigognes ont pris leurs quartiers sur les toits d’immeubles à Cannes et au Cannet, dans les Alpes-Maritimes.
Un habitant du quartier, installé là depuis plus de cinquante ans, confie n’avoir « jamais observé » un tel rassemblement. Il évoque un « phénomène unique, du jamais-vu » dans le secteur, rapporte Nice-Matin.
De nombreux riverains sortent leur téléphone pour immortaliser la scène, entre curiosité et émerveillement devant ces grands échassiers blancs et noirs perchés en hauteur.
Une simple étape sur la route de l’Afrique
Pas d’inquiétude à avoir : ces oiseaux migrateurs font seulement escale sur leur route vers l’Afrique subsaharienne, où ils passent l’hiver.
C’est ce que confirme le Centre de soins de la faune sauvage des Alpes-Maritimes, sollicité par le journal. Les cigognes devraient reprendre leur envol vers l’Europe d’ici l’hiver prochain.
Un épisode similaire s’était déjà produit le 11 août à Limoux, dans l’Aude, où des centaines de cigognes avaient traversé la commune en vol groupé.
Des oiseaux protégés par la loi
La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) rappelle que perturber ou détruire un nid de cigogne est un délit.
La sanction encourue peut aller jusqu’à trois ans de prison et 150 000 euros d’amende. La population de cigognes blanches comptait environ 6 500 couples en France en 2023, un chiffre en nette progression depuis plusieurs décennies.
















