La « taxe attentat », prélevée sur les contrats d’assurance des biens, augmente de deux euros au 1er janvier 2027. Un arrêté publié au Journal officiel le 30 juillet 2026 fait passer son montant de 6,50 € à 8,50 € par an.
Instaurée en 1986, cette contribution finance le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI), qui indemnise aussi bien les victimes d’attentats que celles d’agressions, de viols ou de violences conjugales. Elle concerne les contrats couvrant les biens matériels : logement, véhicule, bateau ou local professionnel.
Pourquoi cette hausse
Le FGTI justifie cette augmentation par des charges qui progressent plus vite que ses ressources. En 2024, le fonds a enregistré une perte de 210,1 millions d’euros, avec des fonds propres négatifs de 5,7 milliards d’euros, alors que le nombre de victimes indemnisées a bondi de 28 % depuis 2019.
Les deux euros supplémentaires par contrat doivent rapporter environ 208 millions d’euros de recettes annuelles. Pour les foyers déjà couverts par une assurance habitation obligatoire pour les locataires et propriétaires, la hausse apparaîtra sur le prochain avis d’échéance.
La contribution avait déjà doublé en une décennie, de 4,30 € en 2016 à 6,50 € en 2024.
















