Nino-Anne Dupieux, ancienne élue municipale d’Orléans âgée de 85 ans, a passé six jours et cinq nuits sur un brancard aux urgences du CHU d’Orléans après une hémorragie survenue le 18 juillet. Elle a raconté son calvaire dans un témoignage relayé par Ici Loiret.
Dialysée depuis six ans, l’octogénaire décrit une prise en charge « complètement déshumanisée ». Elle assure que le personnel soignant cherchait chaque jour, en vain, une chambre disponible.
Un hôpital qui reconnaît des tensions
Le CHU d’Orléans confirme des « tensions sur les capacités d’hospitalisation en aval des urgences ». La direction annonce la réouverture de 42 lits entre septembre et novembre, une hausse de 6,1 % par rapport à 2025.
Une situation qui fait écho à d’autres alertes sur la saturation des services d’urgence, comme la grève des ambulanciers en opérations escargot début juillet.
Épuisée, Nino-Anne Dupieux a finalement quitté l’hôpital en signant une décharge, contre l’avis des médecins.















