La petite bille blanche du baby-foot s’offre une scène mondiale. Du 4 au 7 juin 2026, la patinoire d’Orléans accueille la Coupe du monde de la discipline : plus de 700 joueurs venus de 20 nations s’y affrontent sur une centaine de tables.
On connaissait le baby-foot des cafés et des salles de pause. À Orléans, il change carrément de dimension. Pendant quatre jours, la patinoire de la métropole troque la glace pour le tapis vert et se mue en plus grand bistrot du monde, le temps d’un championnat planétaire bon enfant.
Les chiffres donnent le tournis. Selon l’ITSF, la fédération internationale qui organise l’épreuve, une centaine de tables fournies par Bonzini accueilleront plus de 5 000 matchs. Simple, double, mixte, féminin, junior, vétéran et équipes nationales : toutes les catégories sont au programme, comme le rapporte France Bleu.
Un jeu de comptoir devenu discipline mondiale
Derrière l’image conviviale, le niveau est redoutable. Les meilleurs joueurs de la planète manient les barres avec une vitesse et une précision qui n’ont plus grand-chose d’amateur. Tirs en pointe, contrôles millimétrés, feintes : la roulette et la pichenette deviennent ici de vrais gestes techniques.
L’ambiance, elle, reste fidèle à l’esprit du jeu : tendue sur les tables, joyeuse autour. Vingt nations se côtoient dans un même brouhaha de poignées qui claquent et de billes qui filent. De quoi rappeler que la France adore transformer ses passions les plus quotidiennes en compétitions très sérieuses, à l’image du championnat du monde de rembobinage de cassettes ou de la Padre Cup, où des prêtres s’affrontent en karting.
Les phases finales sont attendues dimanche 7 juin. D’ici là, Orléans vit au rythme des barres qui tournent et des supporters massés autour des tables — preuve, s’il le fallait, que le baby-foot méritait bien sa Coupe du monde. Un rassemblement de passionnés dans la lignée des 2 000 amateurs d’extraterrestres réunis au Zénith de Limoges.
