Face au blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, le président américain Donald Trump a exhorté ce samedi 14 mars 2026 plusieurs nations alliées, dont la France, à envoyer des renforts navals. Cette demande intervient alors que les prix du pétrole s’envolent et que la tension militaire au Moyen-Orient atteint un point de rupture.
L’escalade ne connaît plus de répit. Dans une déclaration publiée sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que « de nombreux pays » allaient rejoindre les États-Unis pour sécuriser le détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, est de facto paralysé depuis le début du mois par les forces iraniennes.
Le locataire de la Maison-Blanche a explicitement cité la France, aux côtés de la Chine, du Royaume-Uni ou encore du Japon, pour participer à cet effort de guerre. Trump a promis que l’armée américaine continuerait de pilonner les côtes iraniennes pour garantir la « libre circulation de l’énergie ».
Macron et le déploiement français
De son côté, Paris n’a pas attendu cet appel pour réagir. Le président Emmanuel Macron avait déjà annoncé il y a quelques jours le déploiement d’une dizaine de bâtiments, dont le groupe aéronaval du Charles de Gaulle. La mission française, présentée comme « purement défensive », pourrait évoluer vers une protection directe des pétroliers si le blocus persiste.
Le prix du baril frôle désormais les 120 dollars, une situation qui pèse lourdement sur l’économie mondiale et pousse Washington à exiger une solidarité militaire accrue de ses partenaires européens.
