VIDEO – Quand Emmanuel Macron chante « La Bohème » à Erevan avec Nikol Pachinian à la batterie

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Photo copie d'écran de la vidéo d' : Agnès Vahramian

Le président français Emmanuel Macron a offert un moment inattendu lors du dîner d’État à Erevan ce lundi 4 mai 2026 : reprendre en public « La Bohème » de Charles Aznavour, tandis que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian assurait l’accompagnement à la batterie. La diplomatie a rarement sonné aussi bien.

Bienvenue dans le sommet de la CPE version karaoké. Alors qu’Emmanuel Macron effectue sa première visite d’État bilatérale en Arménie — une visite chargée d’enjeux stratégiques, d’accords de défense et de coopération européenne —, c’est une scène très différente qui a retenu l’attention sur les réseaux sociaux lundi soir.

Après le protocole, place à la fête. Au cours du dîner d’État organisé à Erevan en marge du sommet UE-Arménie, le chef de l’État français a saisi le micro pour entonner le tube immortel de Charles Aznavour. Pendant ce temps, Nikol Pachinian, Premier ministre arménien et hôte de la soirée, s’installait derrière une batterie pour assurer le rythme. Le duo franco-arménien, inattendu et désarmant, a visiblement mis l’ambiance dans la salle.

Aznavour, le lien invisible entre Paris et Erevan

Le choix de « La Bohème » n’est pas anodin. Charles Aznavour, né Shahnour Varinag Aznavourian à Paris en 1924, est d’origine arménienne. Il demeure l’une des figures culturelles les plus vénérées en Arménie, où il s’était particulièrement impliqué après le séisme dévastateur de 1988 qui fit quelque 25 000 morts. Chanter sa chanson à Erevan, c’est envoyer un message bien plus fort qu’un communiqué diplomatique.

Pour Macron, c’est aussi une vieille habitude. En 2023, il avait déjà interprété la même chanson lors du dîner de la mode à l’Élysée, avec le musicien américain Jon Batiste au piano. Cette fois, l’exercice prend une dimension géopolitique inédite.

Un voyage chargé, une image qui s’envole

La visite d’État s’inscrit dans un agenda diplomatique dense. Paris et Erevan ont signé un accord de partenariat stratégique incluant un renforcement de la coopération en défense, avec des livraisons de radars français et de canons Caesar déjà actées. Sarkozy face à ses juges à Paris, pendant que son successeur chante à Erevan — le contraste ne manque pas de saveur.

Macron devait également s’incliner mardi au mémorial du génocide arménien et se rendre à Gyumri, ville martyrisée par le tremblement de terre de 1988. Mais la photo qui circulera dans les rédactions, c’est bien celle du président français micro en main, Pachinian aux baguettes derrière lui, tous deux souriant comme s’ils avaient répété.

La diplomatie culturelle a du bon. Même quand elle s’improvise à la batterie.

  • À retenir : Macron et Pachinian ont improvisé un duo musical lors du dîner d’État à Erevan le 4 mai 2026
  • Le choix de « La Bohème » d’Aznavour — lui-même d’origine arménienne — confère une dimension symbolique forte à la scène
  • La visite bilatérale comprend un accord de partenariat stratégique franco-arménien signé le même jour

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.