Brest : un homard bleu de 3,87 kg pêché à la balancine

Stéphane Larue
Publié par
Stéphane Larue
Publié parStéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
3 Min de lecture
Photo : Derek Keats / Pexels

Un homard bleu de 3,87 kilos remonté à la balancine depuis la digue La Pérouse de Brest, en plein cœur du port militaire. La prise, signée Thomas Brémon, 27 ans, a transformé un samedi de pêche tranquille en attraction populaire, selon ICI Bretagne.

Le scénario aurait pu rester banal. Samedi 16 mai, ce Brestois s’installe à la marina du Château, sa balancine sous le bras. Plusieurs essais infructueux plus tard, il décide de tenter sa chance de l’autre côté, sur la digue La Pérouse, face à la rade. « J’avais déjà rangé mon matériel », racontait-il à ICI Bretagne. Vingt minutes après avoir relancé son filet, vers 15h30, la corde tire fort. Très fort.

Une bête qui pourrait avoir 50 ans

Quand il remonte sa balancine, Thomas Brémon découvre un crustacé hors normes : 3,87 kilos sur la balance, deux pinces massives, une carapace bleu nuit profond caractéristique du homard européen Homarus gammarus. Posé sur le ponton, l’animal devient instantanément la coqueluche du port. Promeneurs et marins font la queue pour le prendre en photo, lui poser des questions à son pêcheur, soupeser l’engin.

Curieux de l’âge de sa prise, Thomas Brémon a soumis ses photos à ChatGPT. Verdict approximatif de l’intelligence artificielle : entre 30 et 50 ans. Une estimation qui colle aux observations des biologistes marins : les gros spécimens de homard européen poussent lentement, environ 100 grammes par an chez l’adulte, et peuvent vivre jusqu’à un siècle dans la nature.

Et maintenant, on en fait quoi ?

Reste la question délicate du destin du géant. La faune marine locale réserve souvent des surprises sur le littoral français, mais un homard de cette taille a une valeur de marché qui dépasse les 200 euros le kilo chez les poissonniers brestois. Thomas Brémon n’a pas tranché publiquement : casserole familiale ou remise à l’eau pour préserver un reproducteur précieux ?

L’histoire fait sourire dans une région qui en a vu d’autres côté pêche miraculeuse, à l’image de ces faits divers improbables qui font le tour des rédactions. Sur la digue La Pérouse, ce samedi-là, c’est en tout cas le ponton tout entier qui est reparti avec une histoire à raconter.

Partagez cet article
Publié parStéphane Larue
Follow:
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.