Au moins cinquante militaires maliens auraient été tués samedi lors d’une nouvelle attaque coordonnée du JNIM et du FLA contre la ville d’Anéfis, dans le nord du Mali, selon des sources rapportées par France 24. Cette offensive survient deux semaines à peine après une première bataille meurtrière dans la même zone.
Anéfis, ville stratégique du nord malien située entre Gao et Kidal, est redevenue le théâtre d’affrontements violents. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, jihadiste) et le Front de libération de l’Azawad (FLA, séparatiste touareg) ont lancé un assaut combiné contre la garnison. Lors du premier siège, du 4 au 9 juillet, les forces russo-maliennes avaient repris le contrôle de la localité au prix d’une trentaine de soldats tués et de la perte d’un hélicoptère russe Mi-24.
Ce nouveau bilan, s’il se confirme, témoignerait de la dégradation rapide de la sécurité au Sahel — région d’où la France a retiré ses troupes en 2022 après l’expulsion de l’opération Barkhane par les autorités militaires de Bamako.















