Loyers : IRL à 148,06 (+1,57 %), calculez votre hausse maximale

L'Insee fixe l'IRL à 148,06 le 15 octobre : la hausse d'un loyer est plafonnée à 1,57 %, soit 11 € de plus par mois pour 700 €, selon le calcul officiel.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
6 min de lecture
Une main tient un trousseau de clés dans un intérieur moderne et lumineux
Photo : Jakub Zerdzicki / Pexels

À retenir

  • L’indice de référence des loyers du 3e trimestre 2026 est publié : 148,06, soit +1,57 % sur un an, selon l’Insee, le 15 octobre.
  • Le plafond de hausse d’un loyer est donc de 1,57 % : 11 € de plus par mois pour un loyer de 700 € hors charges.
  • La hausse a presque doublé en un an, après +0,87 % au 3e trimestre 2025, ce qui change le calcul de millions de locataires.
  • Environ 7,3 millions de ménages louent dans le secteur libre, selon l’Insee, et seuls les baux avec clause de révision sont concernés.
Au sommaire
  1. L’IRL du 3e trimestre 2026 est à 148,06, soit +1,57 %
  2. Un plafond presque deux fois plus haut qu’en 2025
  3. 7,3 millions de ménages dans le secteur locatif libre
  4. Loyer × 148,06 ÷ 145,77 : calculez le plafond de votre bail
  5. Le propriétaire peut-il réclamer la hausse avec retard ?
  6. DPE F ou G : aucune révision possible sur ces logements

Le chiffre est tombé jeudi 15 octobre : l’Insee fixe l’IRL du 3e trimestre 2026 à 148,06, contre 145,77 un an plus tôt. Un propriétaire dont le bail se révise au 3e trimestre ne peut pas demander plus de 1,57 % d’augmentation.

L’IRL du 3e trimestre 2026 est à 148,06, soit +1,57 %

L’indice est paru à 8 h 45. Il sert de base à la révision annuelle des loyers du secteur privé, vides ou meublés, dont le bail retient le 3e trimestre comme référence.

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Le 2e trimestre 2026 affichait +1,15 % sur un an, selon l’Insee. Voici les trois repères à comparer.

TrimestreIRLVariation sur un an
3e trimestre 2025145,77+0,87 %
2e trimestre 2026148,37+1,15 %
3e trimestre 2026148,06+1,57 %

Seul l’indice prévu par le bail compte. Un bail calé sur le 2e trimestre garde 148,37 comme référence, pas 148,06.

Un plafond presque deux fois plus haut qu’en 2025

Pour un loyer de 700 €, la hausse maximale était de 6,09 € par mois avec les +0,87 % de l’an dernier. Elle passe à 11 € avec les +1,57 % d’aujourd’hui, soit 132 € sur douze mois.

L’écart se creuse sur les loyers élevés : à 1 200 €, le plafond atteint 18,85 € de plus chaque mois.

Le bailleur n’a aucune obligation de s’aligner sur ce plafond. Un locataire qui reçoit une demande de révision peut la vérifier ligne à ligne : loyer de départ, indice de référence inscrit au bail, indice du trimestre concerné. Une erreur de trimestre suffit à fausser le résultat.

7,3 millions de ménages dans le secteur locatif libre

Les locataires occupent 40,4 % des résidences principales en 2025, soit environ 12,8 millions de ménages, selon l’Insee (données provisoires). Le secteur libre, celui des bailleurs privés, en rassemble 23,1 %, soit 7,3 millions de logements.

Tous ne verront pas leur loyer bouger. La révision n’existe que si une clause du bail la prévoit, et elle ne s’applique qu’une fois par an.

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Loyer × 148,06 ÷ 145,77 : calculez le plafond de votre bail

Le calcul se fait sur le loyer hors charges. Pour 700 €, le résultat est de 711,00 €.

Loyer actuelLoyer maximalHausse mensuelle
500 €507,85 €7,85 €
700 €711,00 €11,00 €
900 €914,14 €14,14 €
1 200 €1 218,85 €18,85 €

Ces montants sont des plafonds, pas des hausses automatiques. Le bailleur peut appliquer moins, voire rien, et ni les provisions pour charges ni les compléments de loyer n’entrent dans le calcul.

  1. Relever dans le bail la clause de révision, le trimestre de référence et la date anniversaire.
  2. Multiplier le loyer hors charges par 148,06, puis diviser par 145,77 si le trimestre de référence est le 3e.
  3. Arrondir à la deuxième décimale et comparer au montant réclamé par le propriétaire ou l’agence.

Le propriétaire peut-il réclamer la hausse avec retard ?

Oui, mais sans effet rétroactif. Selon service-public.fr, il dispose d’un an après la date de révision pour la demander, et la hausse court à partir de sa demande.

Passé ce délai, la révision non demandée est perdue. Le loyer ne change donc jamais seul : il faut une demande écrite du bailleur ou de son agence.

DPE F ou G : aucune révision possible sur ces logements

Un logement classé F ou G au DPE échappe à la révision, selon service-public.fr, pour les baux signés, renouvelés ou reconduits depuis le 24 août 2022 en métropole. Le locataire qui reçoit une demande de hausse peut vérifier la classe inscrite sur le diagnostic.

En zone tendue, la règle a été durcie par un décret de juillet, détaillé dans notre article sur les loyers F et G dès le 1er août.

Un loyer impayé obéit à d’autres délais, présentés dans notre point sur le nouveau modèle de bail. Sur les aides au logement, voir aussi les APL sans revalorisation en 2027 et le guide logement et immobilier 2026.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.