Depuis le 1er février 2026, le taux du Livret A est tombé à 1,5 % net par an. Une baisse qui contraint les épargnants à revoir leur stratégie. LEP, LDDS, assurance-vie : voici comment répartir intelligemment votre épargne pour tirer le meilleur parti des livrets réglementés.
Un taux plus faible, mais une fiscalité toujours imbattable
Le Livret A affiche désormais un rendement de 1,5 % net, contre 3 % en 2023. Cette baisse, décidée sur recommandation du gouverneur de la Banque de France, reflète le recul progressif de l’inflation en zone euro.
Ce taux reste cependant totalement défiscalisé : ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux ne s’appliquent aux intérêts versés. Un avantage rare que peu de placements bancaires peuvent offrir.
Le plafond du Livret A reste fixé à 22 950 euros pour les particuliers — un montant inchangé depuis 2013. Les intérêts capitalisés peuvent toutefois dépasser ce plafond sans contrainte.
Le LEP, le livret le plus rentable pour ceux qui y ont droit
Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) est réservé aux personnes dont les revenus fiscaux de référence n’excèdent pas 23 028 euros pour une personne seule (35 326 euros pour un couple). Son taux actuel atteint 2,5 % net, soit 67 % de plus que le Livret A.
Son plafond est limité à 10 000 euros, mais les intérêts restent totalement exonérés d’impôt. Si vous êtes éligible, remplir votre LEP en priorité représente la stratégie la plus rentable en épargne réglementée en 2026.
Depuis 2026, les plafonds de revenus pour ouvrir ou conserver un LEP ont été relevés, élargissant le nombre de bénéficiaires potentiels. Renseignez-vous auprès de votre banque ou sur service-public.fr pour vérifier votre éligibilité.
LDDS : le complément indispensable
Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) affiche le même taux que le Livret A : 1,5 % net. Son plafond est de 12 000 euros. Il est ouvert à tout contribuable domicilié fiscalement en France, dans la limite d’un seul livret par personne.
En combinant Livret A et LDDS, un couple peut placer jusqu’à 69 900 euros en épargne réglementée défiscalisée, auxquels s’ajoutent deux LEP si chaque conjoint est éligible.
La stratégie optimale selon votre profil
Pour un épargnant éligible au LEP, l’ordre de priorité est clair : LEP d’abord (jusqu’à 10 000 €), puis Livret A (22 950 €), puis LDDS (12 000 €). Cela représente un total de 44 950 euros d’épargne réglementée défiscalisée pour une personne seule.
Pour ceux qui ne sont pas éligibles au LEP, le Livret A reste le socle incontournable de l’épargne de précaution. Il garantit une liquidité immédiate et une sécurité totale, sans aucun risque de perte en capital.
Pensez également à vérifier si vos enfants peuvent bénéficier d’un Plan d’Épargne Retraite (PER), dont les avantages fiscaux restent significatifs pour les contribuables fortement imposés.
Au-delà des plafonds, quelles alternatives ?
Une fois les plafonds des livrets réglementés atteints, l’assurance-vie en fonds euros constitue la première alternative sérieuse. Elle offre une fiscalité avantageuse après huit ans de détention et garantit le capital investi sur les fonds euros sécurisés.
Pour les projets à plus long terme, les unités de compte (UC) permettent de viser des rendements supérieurs, au prix d’un risque de perte en capital. L’arbitrage entre sécurité et performance dépend de votre horizon d’investissement et de votre tolérance au risque.
N’oubliez pas qu’une épargne de précaution représentant 3 à 6 mois de dépenses courantes doit rester disponible en priorité, avant d’investir le surplus sur des supports moins liquides.
- Le Livret A rapporte 1,5 % net depuis le 1er février 2026 (plafond : 22 950 €)
- Le LEP, à 2,5 % net, est réservé aux revenus modestes (plafond : 10 000 €)
- Stratégie optimale : LEP → Livret A → LDDS → assurance-vie

