Donald Trump a affirmé ce samedi 23 mai qu’il hésitait « à 50/50 » entre signer un accord avec l’Iran et ordonner de nouvelles frappes massives sur ses installations nucléaires. Le président américain a indiqué qu’il pourrait trancher dès dimanche, après une journée de réunions à Washington avec ses plus proches conseillers.
Interrogé par le journaliste Barak Ravid pour Axios, Donald Trump a livré une formule lapidaire : « Soit je les frappe plus fort qu’ils n’ont jamais été frappés, soit nous signons un bon accord. » Le locataire de la Maison Blanche place ainsi les deux scénarios à parité, alors que les pourparlers menés via une médiation pakistanaise patinent depuis plusieurs jours selon les médias américains.
D’après les informations de CBS News, l’armée américaine se tient prête à mener une nouvelle vague d’opérations dès ce week-end si l’ordre tombe. Aucune décision n’aurait pour l’heure été formellement actée, mais le Pentagone aurait actualisé ses options ces derniers jours, dans le prolongement des accrochages observés en mer d’Oman au début du mois.
Un week-end inhabituel à la Maison Blanche
Donald Trump a renoncé à assister au mariage de son fils Donald Trump Jr., organisé aux Bahamas ce samedi. Il a invoqué des « raisons relatives aux affaires de l’État » et restera à Washington tout le week-end. Le vice-président JD Vance, ainsi que les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner, sont attendus à la résidence présidentielle dans la journée pour préparer la décision.
Marco Rubio, secrétaire d’État, a confirmé vendredi des « progrès » dans les pourparlers, tout en jugeant « inacceptables » les péages que Téhéran imposerait dans le détroit d’Ormuz. L’Iran, de son côté, accuserait Washington de saboter les discussions par des « exigences excessives », selon plusieurs sources diplomatiques citées par Reuters.
À retenir
- Trump dit hésiter « à 50/50 » entre accord et frappes massives.
- Le président a annulé son week-end et reste à Washington.
- Vance, Witkoff, Kushner et Rubio sont mobilisés autour de la décision.
La décision attendue dimanche pourrait peser dès lundi sur les marchés pétroliers et provoquer une réaction immédiate de plusieurs capitales européennes, dont Paris. La feuille de route diplomatique reste suspendue à un seul homme : Donald Trump.
