L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé ce jeudi cinq cas d’hantavirus à bord du MV Hondius, navire de croisière battant pavillon néerlandais. Trois passagers sont décédés depuis le début du voyage entamé le 1er avril depuis l’Argentine — un couple de ressortissants néerlandais et une femme de nationalité allemande. Huit cas au total sont désormais officiellement liés au bâtiment, qui fait route vers Tenerife, dans les îles Canaries.
Le virus identifié est la souche Andes, l’une des rares variantes d’hantavirus transmissibles de personne à personne, selon les autorités sanitaires sud-africaines et l’hôpital universitaire de Genève. L’OMS a tenu à rassurer : il ne s’agit ni du « début d’une épidémie » ni de celui « d’une pandémie ». Le risque pour le grand public est jugé « limité ». Cinq ressortissants français se trouvent à bord ; ils « sont suivis et en bonne santé à ce stade », a indiqué le ministère français de la Santé.
Le MV Hondius, qui transportait 147 passagers, est attendu au large de Tenerife samedi 9 mai. Les autorités des Canaries ont refusé tout accostage : le navire mouillera en rade. L’évacuation ne devrait pas débuter avant lundi. Selon un épidémiologiste interrogé par franceinfo, un isolement préventif de six semaines sera probablement imposé à chaque passager, en raison de la longue période d’incubation du virus.
