Dernière heure
Actus

Portrait de Macron décroché : le préfet recadre Bally Bagayoko

Le préfet de Seine-Saint-Denis demande au maire LFI de Saint-Denis de remettre le portrait officiel d’Emmanuel Macron dans son bureau. Le préfet hausse le ton Le courrier est direct. Dans une lettre datée du 5 mai 2026, le préfet…

JournalistePublié le
4 min de lecture
Brouillon auto
Au sommaire
  1. Le préfet hausse le ton
  2. Un portrait « dans un coin »
  3. Une pratique non obligatoire
  4. Le maire refuse de céder
  5. Une tension déjà installée

Le préfet de Seine-Saint-Denis demande au maire LFI de Saint-Denis de remettre le portrait officiel d’Emmanuel Macron dans son bureau.

Le préfet hausse le ton

Le courrier est direct.

Publicité

Dans une lettre datée du 5 mai 2026, le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, demande à Bally Bagayoko de « renouer avec l’usage républicain » après avoir retiré le portrait officiel d’Emmanuel Macron de son bureau à la mairie de Saint-Denis. Le document a été publié mercredi par la préfecture sur les réseaux sociaux.

Le représentant de l’État rappelle que l’affichage du président de la République dans les mairies ne relève d’aucune obligation légale. Mais il insiste sur le fait qu’il s’agit d’une « tradition républicaine » au même titre que le drapeau tricolore, Marianne ou la devise nationale.

Un portrait « dans un coin »

Bally Bagayoko assume totalement.

Invité sur LCI quelques jours plus tôt, le maire insoumis avait expliqué avoir décroché le portrait présidentiel et l’avoir placé « dans un coin ». Selon ses déclarations, il attend désormais « l’avènement d’une gauche de rupture » et espère voir Jean-Luc Mélenchon accéder à l’Élysée en 2027.

Le nouvel édile de Saint-Denis estime que « la République n’est pas en capacité de corriger les inégalités ». D’après les informations communiquées sur la chaîne, ce geste se voulait avant tout politique et symbolique.

Une pratique non obligatoire

Le débat revient régulièrement.

Publicité

En France, aucun texte n’impose aujourd’hui à un maire d’exposer le portrait officiel du président dans son bureau ou dans les locaux municipaux. Plusieurs médias rappellent qu’un amendement avait été discuté en 2023 afin de rendre cet affichage obligatoire dans toutes les mairies.

Le texte n’a finalement jamais abouti au Parlement. La mesure n’est donc jamais entrée en vigueur.

Votre argent, vos droitsFioul domestique : livraisons en chute de 35,6 %, la remise au litre doit figurer au devis

Le maire refuse de céder

La réponse de Bally Bagayoko est sèche.

Le maire de Saint-Denis considère que la lettre du préfet « n’a pas lieu d’être ». Selon les déclarations qu’il a faites mercredi à plusieurs médias, sa démarche reste « parfaitement légale » et sera maintenue.

Le portrait d’Emmanuel Macron restera décroché « tant que l’État ne remplira pas ses obligations dans le cadre du pacte républicain », affirme l’élu LFI. Il évoque notamment les difficultés sociales persistantes en Seine-Saint-Denis et accuse l’État de ne pas répondre suffisamment aux besoins du territoire.

Une tension déjà installée

Ce n’est pas le premier affrontement.

D’après les éléments communiqués ces dernières semaines, les relations entre la préfecture et le nouveau maire de Saint-Denis se sont déjà tendues autour d’un arrêté municipal anti-expulsion suspendu par la justice administrative. Bally Bagayoko estime désormais que l’État se mobilise davantage sur des questions symboliques que sur les « urgences sociales » du département.

Publicité

Votre avis nous intéresse

Une réaction, un témoignage, une précision ? Écrivez-nous en quelques lignes : la rédaction relit chaque message avant de le publier.

Donner mon avis

Les réactions sont relues avant publication ; les liens ne sont pas acceptés. Votre nom et votre message sont conservés pour la modération. Confidentialité

Chaque jourLe quiz du jour5 questions sur l’actu télé, musique et cultureJouer

Comment nous travaillons · Signaler une erreur

Retrouvez-nous aussi sur