Le prix du gaz naturel va bondir de 15,4 % TTC au 1er mai 2026, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Une hausse brutale qui va alourdir les factures de 7,5 millions de ménages encore abonnés au gaz, au moment même où l’inflation alimentaire reste tenace.
Une hausse de 15,4 % : que signifie-t-elle concrètement ?
Au 1er mai 2026, le prix repère du gaz naturel passera à 160,54 €/MWh TTC, contre 139,12 €/MWh en avril. C’est une progression de 21,42 euros par mégawattheure, soit la plus forte hausse mensuelle depuis le choc énergétique de 2022.
En termes concrets, la CRE estime l’impact à environ 6,19 euros TTC supplémentaires par mois pour un foyer moyen — un chiffre qui peut paraître modeste, mais qui s’inscrit dans une tendance haussière persistante depuis le début de l’année.
Pour un logement de 70 m² chauffé au gaz, la facture annuelle pourrait ainsi dépasser les 1 800 euros, selon les estimations du secteur.
Pourquoi une telle flambée en mai ?
La cause est clairement identifiée : la crise au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz depuis fin février 2026 ont fortement perturbé les flux d’approvisionnement en gaz naturel liquéfié (GNL). Les cours sur le marché de gros européen ont réagi en conséquence, avec une flambée de 19,8 % dès avril, suivie de cette nouvelle poussée en mai.
La France dépend en partie du GNL importé par voie maritime, notamment depuis les États-Unis, le Qatar et la Norvège. Tout blocage des routes maritimes se répercute directement sur les prix à la consommation.
Qui est concerné par cette hausse ?
Selon les données de la CRE, environ 60 % des 10 millions de particuliers disposant d’un compteur gaz ont souscrit une offre de marché indexée sur le prix repère. Ce sont eux qui subiront de plein fouet l’augmentation du 1er mai.
Les clients ayant souscrit des offres à prix fixe chez Engie, EDF Gaz ou TotalEnergies sont théoriquement protégés jusqu’à l’échéance de leur contrat. Mais ces contrats arrivent souvent à renouvellement en été, période à risque si les prix restent élevés.
Vous pouvez également consulter nos guides sur les aides disponibles, comme le remboursement de certaines dépenses du quotidien par votre mutuelle, qui couvre parfois des équipements liés au confort thermique.
Que faire face à la hausse ?
Plusieurs options s’offrent aux abonnés :
- Comparer les offres gaz sur les comparateurs agréés (energie-info.fr)
- Réduire la consommation via des travaux d’isolation ou un thermostat programmable
- Vérifier son éligibilité au chèque énergie, dont une nouvelle vague d’envoi est prévue à l’automne 2026
- Contacter son fournisseur pour étudier un passage à une offre à prix fixe avant le pic estival
À noter que le chèque énergie 2026 est automatiquement envoyé aux ménages les plus modestes, sans démarche à effectuer.
- Le prix du gaz monte de 15,4 % TTC au 1er mai 2026
- Impact estimé : +6,19 €/mois pour un foyer moyen
- Cause : blocage du détroit d’Ormuz et tensions au Moyen-Orient
