Le congé parental d’éducation permet à l’un ou l’autre parent de suspendre ou de réduire son activité professionnelle après la naissance ou l’adoption d’un enfant. En 2026, voici les règles à connaître sur la durée, l’indemnisation et les effets sur la retraite.
Qu’est-ce que le congé parental d’éducation ?
Le congé parental d’éducation (CPE) est un droit garanti par le Code du travail pour tout salarié ayant au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise à la naissance ou à l’adoption de l’enfant. Il peut prendre la forme d’une cessation totale de l’activité ou d’un passage à temps partiel. L’employeur ne peut pas refuser ce congé s’il en est informé dans les délais légaux.
Durée du congé parental en 2026
La durée maximale du congé parental est d’un an, renouvelable deux fois, soit trois ans au total jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Pour les naissances multiples (jumeaux, triplés) ou en cas d’adoption d’un enfant de moins de 3 ans, le congé peut aller jusqu’aux 3 ans des enfants.
Si le second parent prend également un congé parental d’au moins 6 mois, la durée globale peut être prolongée d’un an supplémentaire, pour atteindre 4 ans au total (mesure incitative à partager le congé entre les deux parents).
La PreParE : indemnisation par la CAF
Le congé parental n’est pas rémunéré par l’employeur, mais il peut donner droit à la Prestation Partagée d’Éducation de l’Enfant (PreParE), versée par la CAF. En 2026, les montants mensuels sont :
Pour un arrêt total d’activité : environ 450 à 480 € par mois pour un parent seul, et une majoration si c’est le second parent qui prend le congé. Pour un passage à temps partiel (entre 50 % et 80 %) : montant réduit proportionnellement. Pour un temps partiel inférieur à 50 % : montant plus élevé que pour un temps partiel à 80 %.
La PreParE est soumise à des conditions de ressources pour le 3e enfant et les suivants. Pour les deux premiers enfants, elle est accordée sans condition de ressources si le parent a travaillé au moins 2 ans dans les 5 ans précédant la naissance.
Impact du congé parental sur la retraite
Les périodes de congé parental sont assimilées à des périodes d’assurance pour la retraite, dans la limite de 3 ans par enfant. Cela signifie qu’elles sont comptabilisées dans la durée d’assurance, mais pas cotisées — elles ne génèrent donc pas de points de retraite complémentaire. Pour limiter cet impact, certains parents choisissent de cotiser volontairement à l’assurance vieillesse pendant cette période.
Comment prendre un congé parental ?
Le salarié doit informer son employeur par lettre recommandée au moins un mois avant le début du congé (deux mois si l’arrêt démarre dès la fin du congé maternité ou paternité). La demande de PreParE s’effectue sur le site caf.fr. À la fin du congé, le salarié retrouve son emploi ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente.
Congé parental et protection contre le licenciement
Durant le congé parental, le salarié bénéficie d’une protection contre le licenciement. Son contrat de travail est suspendu mais non rompu. L’employeur ne peut pas le licencier sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif non lié à la grossesse ou au congé. À son retour, il dispose d’un droit à une entretien professionnel pour faire le point sur son évolution de carrière.
