Suspendre ou réduire son activité pour s’occuper de son enfant : le congé parental d’éducation reste un droit ouvert jusqu’aux trois ans de l’enfant. En 2026, son indemnisation évolue et un tout nouveau congé de naissance, bien mieux payé, fait son apparition.
L’essentiel
- Le congé parental d’éducation est ouvert à tout salarié justifiant d’un an d’ancienneté, jusqu’aux trois ans de l’enfant.
- Il n’est pas payé par l’employeur, mais peut donner droit à la PreParE de la CAF, jusqu’à 459,70 € par mois en 2026.
- Le contrat est suspendu, l’emploi protégé, et chaque période valide des trimestres pour la retraite.
- Nouveauté 2026 : un congé de naissance indemnisé à 70 % du salaire arrive au 1er juillet.
Un droit ouvert jusqu’aux trois ans de l’enfant
Le congé parental d’éducation permet à l’un ou l’autre parent de mettre sa carrière entre parenthèses après une naissance ou une adoption.
Encadré par le Code du travail, il s’adresse à tout salarié justifiant d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise. Il peut prendre la forme d’un arrêt total ou d’un simple passage à temps partiel, jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant.
Pour le demander, le salarié prévient son employeur par lettre recommandée, un à deux mois avant le début du congé selon les cas.
PreParE : combien la CAF verse-t-elle
Surtout, ne confondez pas le congé et son indemnisation.
Le premier relève du droit du travail, la seconde de la sécurité sociale : c’est la prestation partagée d’éducation de l’enfant, ou PreParE, versée par la CAF et non par l’employeur.
Depuis le 1er avril 2026, elle atteint 459,70 € par mois pour un arrêt complet, 297,17 € pour un temps partiel jusqu’à la moitié, et 171,42 € pour un temps partiel plus important. La PreParE est par ailleurs majorée à partir de trois enfants.
Qui peut en bénéficier
La PreParE n’est pas automatique.
Elle suppose d’avoir cessé ou réduit son activité pour un enfant de moins de trois ans et d’avoir cotisé un minimum de huit trimestres à l’assurance vieillesse, sur une période de référence qui s’allonge selon le rang de l’enfant. La demande se fait sur caf.fr, avec un délai d’instruction de quelques semaines.
Pendant cette période, d’autres aides du foyer peuvent être recalculées, à l’image des APL et de leurs conditions de ressources.
Un emploi protégé pendant l’absence
Suspendre son activité ne signifie pas perdre son poste.
Le contrat de travail est seulement suspendu, et le salarié bénéficie d’une protection : son employeur ne peut pas le licencier, sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger au congé. À son retour, il retrouve son emploi ou un poste similaire, à rémunération au moins équivalente.
L’ancienneté, elle, n’est prise en compte que pour moitié pendant le congé.
Quel impact sur la retraite
Le congé parental n’est pas une période blanche pour les droits à la retraite.
Chaque trimestre passé en congé est validé comme trimestre assimilé, à raison de quatre par an, dans la limite de douze pour un congé de trois ans. Cette majoration de durée d’assurance compense en partie l’absence de cotisation salariale.
Pour mesurer l’effet à long terme sur la pension, mieux vaut le mettre en regard des montants du minimum contributif et de l’Aspa.
La nouveauté 2026 : le congé de naissance
C’est le grand changement de l’année.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 crée un congé de naissance, d’un à deux mois par parent, qui s’ajoute aux congés de maternité et de paternité.
Mieux indemnisé que la PreParE, il couvre 70 % du salaire le premier mois et 60 % le second. Accessible à partir du 1er juillet 2026 pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2026, il ne se cumule pas avec la PreParE, mais peut être pris successivement.
Questions fréquentes
Le congé parental est-il payé par l’employeur ?
Non, il n’ouvre droit à aucun salaire. Seule la PreParE, versée par la CAF sous conditions, vient compenser une partie de la perte de revenu.
Peut-on partager le congé entre les deux parents ?
Oui. À partir du deuxième enfant, les parents peuvent se répartir la durée jusqu’aux trois ans de l’enfant. S’ils perçoivent la PreParE le même mois, le total ne dépasse pas un taux plein.
Le congé parental compte-t-il pour la retraite ?
Oui, chaque période valide des trimestres assimilés, jusqu’à douze pour un congé de trois ans. Ils sont toutefois assimilés et non cotisés.















