Éphéméride du mardi 29 avril : Jeanne d’Arc à Orléans

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Siège d'Orléans (1429), Les Vigiles de Charles VII de Martial d'Auvergne — Domaine public

Le 29 avril 1429, Jeanne d’Arc franchit les portes d’Orléans, ville assiégée depuis six mois par les armées anglaises. Une entrée nocturne et triomphale qui allait précipiter l’un des retournements les plus spectaculaires de la guerre de Cent Ans.

Un siège qui étranglait Orléans

Depuis le 12 octobre 1428, les Anglais encerclaient Orléans, dernier verrou stratégique au nord de la Loire. La ville résistait, mais ses réserves s’épuisaient dangereusement. La chute d’Orléans aurait probablement signé la fin du royaume de Valois, ouvrant la voie à une domination anglaise définitive sur la France.

C’est dans ce contexte d’urgence extrême qu’une jeune paysanne de 17 ans, originaire de Domrémy en Lorraine, convaincra le dauphin Charles de lui confier la tête d’une armée de secours. Portant une armure blanche et un étendard à l’effigie du Christ, Jeanne d’Arc se présente comme guidée par des voix divines — celles de sainte Catherine, sainte Marguerite et saint Michel.

Une entrée nocturne dans la ville assiégée

Le convoi de ravitaillement qu’elle accompagne atteint la rive sud de la Loire dans la nuit du 28 au 29 avril 1429. Les bateaux franchissent le fleuve dans l’obscurité, contournant les bastilles anglaises. Jeanne entre dans Orléans par la porte de Bourgogne aux premières heures du 29 avril. Selon les chroniques contemporaines, les habitants se massent dans les rues, torches à la main, comme pour accueillir une sainte.

Elle ne restera que quelques jours dans la ville avant les combats décisifs. La prise des bastilles anglaises les 4 et 7 mai, puis la levée complète du siège le 8 mai 1429 : en moins de dix jours, ce que des généraux chevronnés n’avaient pu accomplir en six mois est accompli. L’armée anglaise se retire, Orléans est libre.

Un symbole qui traverse les siècles

Brûlée à Rouen en 1431, réhabilitée en 1456, canonisée en 1920 par le pape Benoît XV, Jeanne d’Arc demeure la figure historique française la plus universellement connue. Les Fêtes johanniques d’Orléans, célébrées chaque année le 8 mai, comptent parmi les plus anciennes commémorations de France.

Cinq cent quatre-vingt-dix-sept ans après cette nuit du 29 avril, son entrée dans la ville assiégée continue de résonner comme le symbole d’une conviction inébranlable : que rien n’est jamais perdu.

Source : Procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc, Archives nationales (1456) ; Jules Quicherat, Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d’Arc, Renouard, 1841-1849.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.