L’Union européenne a qualifié, mardi, l’attaque au drone explosif visant l’aéroport militaire de Leipzig d’« acte de terrorisme soutenu par un État », pointant la responsabilité de la Russie. Depuis Eindhoven, aux Pays-Bas, Emmanuel Macron a dénoncé « une ingérence » et « une guerre hybride » visant l’Allemagne.
L’affaire remonte à début août : un premier drone piégé avait été repéré près d’un avion-cargo ukrainien sur cette plateforme stratégique pour l’OTAN, avant qu’un second appareil ne percute en plein vol un avion DHL, endommagé.
Paris hausse le ton à son tour
La France a convoqué l’ambassadeur russe pour protester contre cette opération jugée hybride, quelques heures après l’expulsion de diplomates russes décidée par Berlin.
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas évoque désormais près de 1 600 nouvelles sanctions en préparation contre le complexe militaire russe.
Moscou dément fermement toute implication et dénonce des preuves qu’il juge fabriquées par l’Allemagne.















