Uber va supprimer environ 3 300 postes, soit 10 % de ses effectifs dans le monde. Le patron du groupe, Dara Khosrowshahi, a annoncé cette restructuration mercredi 2 septembre 2026 dans un e-mail interne.
Cette vague de départs cible en priorité l’encadrement : le nombre de managers doit baisser de 20 % et les équipes de une ou deux personnes seront réduites de moitié. Le télétravail, déjà limité chez Uber, devient quasiment impossible, avec moins de 1 % des salariés autorisés à en bénéficier. En France aussi, plusieurs entreprises annoncent des suppressions de postes, comme l’usine occitane qui réclame une nationalisation temporaire.
Une réorganisation autour de la livraison
Le groupe américain va fusionner ses divisions d’ingénierie, de recherche et de livraison, en regroupant restauration, commerce de détail et livraison directe sous une même direction. Certains cadres redeviendront de simples exécutants, quelques semaines après l’arrivée d’un nouveau PDG chez Apple, autre signe des remaniements en cours dans la tech américaine.
Selon Dara Khosrowshahi, la croissance du groupe a fini par produire « plus de strates, plus de coordination et une gouvernance éclatée » : le plus important plan de départs chez Uber depuis la pandémie.

