À retenir
- Le procès de l’assassinat d’Abdelkader Mesref, tué à Besançon le samedi 25 février 2023, s’ouvre le lundi 9 novembre 2026 à 14 heures aux assises du Doubs.
- L’accusé, arrêté à Marseille en mars 2023 avec de faux papiers, conteste toute implication et encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
- La victime, âgée d’une cinquantaine d’années, a été touchée par deux balles de 9 mm tirées depuis l’arrière d’une Peugeot 208, rue Anne-Frank.
- Les débats sont prévus sur toute la semaine, avec un verdict attendu avant le week-end du 14 novembre.
Au sommaire
La cour d’assises du Doubs juge à partir du lundi 9 novembre 2026 l’homme accusé d’avoir abattu Abdelkader Mesref, le 25 février 2023, dans le quartier des Vaîtes à Besançon. L’audience débute à 14 heures et doit se prolonger jusqu’à la fin de la semaine, indique ICI Besançon.
Renvoyé pour assassinat, l’accusé nie les faits.
Deux tirs dans une Peugeot 208, rue Anne-Frank
Le drame s’est produit vers 20 h 50, rue Anne-Frank. Abdelkader Mesref occupait la place du passager avant d’une Peugeot 208, dont le conducteur avait été sollicité pour le transporter.
D’après le parquet de Besançon, qui avait détaillé l’enquête le 2 mars 2023, un troisième homme s’était installé à l’arrière. Il aurait tiré à deux reprises pendant le trajet : une balle a atteint l’épaule gauche, l’autre a traversé un poumon par le dos.
La victime est morte d’une hémorragie, toujours attachée à son siège. Le tireur avait pris la fuite avant l’arrivée des secours.
Un suspect arrêté à Marseille sous plusieurs identités
Un homme d’une trentaine d’années a été interpellé à Marseille le 24 mars 2023. Il a été mis en examen pour assassinat quatre jours plus tard, puis placé en détention provisoire.
Son état civil restait alors incertain. Selon France 3 Franche-Comté, il utilisait trois identités, dont une usurpée et une autre figurant sur une fausse carte. Le parquet avait aussi signalé la découverte de 17 989 euros en liquide lors de son arrestation.
Le conducteur de la Peugeot l’aurait désigné comme l’auteur des tirs, ce que l’intéressé conteste depuis le début de l’instruction.
Abdelkader Mesref, figure du banditisme bisontin selon le parquet
Originaire du quartier de Clairs-Soleils, Abdelkader Mesref vivait en Angleterre. Le parquet et la police le décrivaient comme une figure du banditisme local.
Il avait été condamné pour avoir participé en 2002 à l’évasion armée d’un détenu au CHU Minjoz de Besançon.
Votre argent, vos droitsImpôts : le simulateur de LFI chiffre l’effet des 14 tranches voulues par Mélenchon→Ce procès s’inscrit dans une actualité judiciaire chargée à Besançon, où la justice vient de mettre en examen huit suspects dans l’affaire des 54 kilos d’or volés retrouvés.
Un verdict attendu d’ici la fin de la semaine
La cour doit dire si les faits sont établis et si la préméditation, qui distingue l’assassinat du meurtre, est retenue. L’accusé reste présumé innocent jusqu’à la décision.
En mars 2023, le procureur de Besançon avait évoqué des éléments pouvant relier le suspect à la mort d’un homme de 26 ans, découvert en feu dans un bois de Thise le 9 mars 2023. Le procès qui s’ouvre lundi porte sur la seule mort d’Abdelkader Mesref.
Dans un autre dossier, sept des suspects ont été placés en détention, comme le détaille notre article sur les braquages d’or du quartier Témis à Besançon. La décision dans l’affaire des Vaîtes est attendue avant le week-end.
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