À retenir
- Jeudi 5 novembre 2026, une voiture aurait brûlé avenue Berthelot, sur le trajet de la manifestation intersyndicale lyonnaise vers la place Jean-Macé.
- La préfecture du Rhône évalue à 500 personnes le groupe jugé à risque en tête de cortège, dispersé après des jets de projectiles.
- Les lignes de métro TCL restent fermées pendant toute la journée, en raison de la grève des agents du réseau lyonnais.
- Un arrêté préfectoral, validé par le tribunal administratif, interdit tout rassemblement sur la Presqu’île et à Bellecour de 9 heures à 20 heures.
Au sommaire
Gaz lacrymogènes, tirs de mortiers d’artifice et barricades ont marqué la tête du cortège lyonnais dès la fin de matinée, jeudi 5 novembre 2026. D’après France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, une voiture a été incendiée avenue Berthelot, l’axe qui conduit à la place Jean-Macé, point d’arrivée du défilé.
L’intersyndicale avait appelé à manifester pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie. Convoqué à 10 h 30 devant la Manufacture des Tabacs, le cortège s’est élancé vers 11 heures.
La préfecture dit avoir dispersé 500 personnes
Environ 500 personnes s’étaient regroupées devant les rangs syndicaux, selon la préfecture du Rhône citée par Lyon Mag. Plusieurs dizaines de projectiles ont visé les policiers, et des barricades ont été dressées sur la chaussée avant que ce groupe soit dispersé.
La première charge des CRS a eu lieu près de la station Saxe-Gambetta.
Les gaz ont ensuite envahi les abords du pont Gallieni et de l’avenue Garibaldi, où des mortiers d’artifice ont été tirés en direction des forces de l’ordre. La foule aurait compté entre 80 000 et 100 000 personnes, d’après les estimations des équipes de la chaîne régionale, alors que les autorités en attendaient 20 000 à 30 000.
Un feu cours Gambetta, une agence d’intérim dégradée
À l’angle de la rue Jusserand et du cours Gambetta, des manifestants ont allumé un feu en pleine rue. Plus loin, la vitrine d’une agence d’intérim a été endommagée et des barrières de chantier ont été tirées sur la voie.
Au pont de la Guillotière, un groupe a tenté de franchir le Rhône pour atteindre la Presqu’île, face aux policiers postés sur l’ouvrage. Le centre restait bouclé, avec des contrôles et des fouilles de sacs autour du point de départ.
Métro TCL à l’arrêt, centre-ville fermé jusqu’à 20 heures
Aucune rame ne circule sur les lignes du métro lyonnais jeudi, et le reste du réseau TCL subit de fortes perturbations. Le même jour à Paris, la préfecture a fait fermer 25 stations de métro pendant les cortèges.
L’arrêté du préfet interdit défilés et rassemblements revendicatifs sur la Presqu’île, la place Bellecour et une partie des 3e et 6e arrondissements, jusqu’à la gare Part-Dieu et au parc de la Tête d’Or. Saisi en urgence par l’intersyndicale, le tribunal administratif de Lyon a maintenu cette interdiction de 9 heures à 20 heures.
Faute d’accès à Bellecour, le parcours retenu passe par le cours Gambetta, le quai Claude-Bernard et l’avenue Berthelot avant de rejoindre Jean-Macé.
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Pour fermer la Presqu’île, la préfecture a invoqué la manifestation du 17 octobre, au cours de laquelle l’office du tourisme de la place Bellecour avait été incendié et des commerces pillés. Elle a aussi évoqué des tirs de projectiles et de feux d’artifice sur les policiers les 17 et 31 octobre.
La CFDT a jugé la mesure « irresponsable ». Sa secrétaire générale, Marylise Léon, réclame 100 euros nets de plus sur le Smic, l’une des revendications portées jeudi.
Le périmètre d’interdiction reste en vigueur jusqu’à 20 heures. La préfecture du Rhône doit encore publier le bilan de la journée, interpellations et blessés compris.
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