À retenir
- Des tensions ont lieu à Toulouse ce samedi 31 octobre, alors qu’aucune manifestation n’a été déclarée en préfecture : tout rassemblement y est illégal
- Plus de 700 forces de l’ordre sont déployées, dont 342 membres des forces mobiles et 286 policiers nationaux, avec le RAID et le GIGN
- Un participant à un attroupement risque 135 euros d’amende, un organisateur six mois de prison et 7 500 euros
- La CGT, qui avait mené les cortèges des 17 et 24 octobre, se réserve pour la journée du 5 novembre
Au sommaire
Des tensions ont lieu à Toulouse ce samedi 31 octobre. La préfecture de la Haute-Garonne n’a reçu aucune déclaration de manifestation et en tire une conséquence directe : tout rassemblement dans le centre-ville sera illégal.
Cette troisième vague de mobilisation contre la vie chère se déroule sans les syndicats. Des gilets jaunes, des lycéens et des étudiants maintiennent pourtant un rendez-vous à 14 heures sur les allées Jean-Jaurès, selon France 3 Occitanie, avec un second appel lancé pour 17 heures.
Plus de 700 policiers et gendarmes quadrillent le centre de Toulouse
Le dispositif réunit 342 membres des forces mobiles, 286 policiers nationaux, 16 policiers municipaux et 16 membres du Conrat. Le RAID, le GIGN, deux blindés Centaure et des lanceurs d’eau complètent les moyens engagés.
Des militaires de l’opération Sentinelle surveillent les centres commerciaux. La place du Capitole a été évacuée puis bouclée, et les sacs sont fouillés à l’entrée du métro.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Deux stations, Compans-Caffarelli et Jeanne-d’Arc, sont fermées depuis midi.
135 euros d’amende pour un simple participant
Les services de l’État rappellent les sanctions prévues en cas d’attroupement. Un participant s’expose à 135 euros d’amende, un organisateur à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros.
Toute manifestation doit être déclarée au moins trois jours à l’avance, insiste la préfecture auprès d’ICI Occitanie. Elle prévient aussi que « Halloween ne pourra pas être un prétexte à se cacher le visage sur la voie publique ».
Des contrôles routiers, autoroutiers et ferroviaires ont commencé dès le matin en Haute-Garonne et dans les départements voisins. Ils ciblent les personnes transportant des objets interdits, alors que le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez craint des violences urbaines samedi soir.
La CGT mise sur le 5 novembre après les cortèges d’octobre
Les 17 et 24 octobre, la CGT avait mené les défilés toulousains contre la hausse du coût de la vie. Le 24 octobre, entre 26 500 et 80 000 personnes ont défilé selon les décomptes, et la journée s’est terminée par des heurts et un blessé grave.
Le syndicat concentre désormais ses forces sur la journée du 5 novembre. L’appel de ce samedi vient du site 17octobregiletjaune et de collectifs actifs en ligne.
Votre argent, vos droitsFacture électronique : Sarah Knafo, Lisnard et Ciotti n’ont pas obtenu la suspension→D’autres villes encadrent aussi les défilés : à Paris, le Conseil d’État impose le trajet Bagnolet-Charenton aux manifestants.
À Albi et Montauban, des rassemblements prévus à 14 heures
En dehors de Toulouse, plusieurs rendez-vous sont prévus dans la région. À Montauban, une manifestation déclarée part de l’esplanade des Fontaines à 14 heures.
À Albi, la CGT et des gilets jaunes se retrouvent à la même heure place du Vigan.
Le soir d’Halloween, d’autres villes durcissent leurs règles, comme Bordeaux avec un couvre-feu des mineurs et des trams coupés. À Toulouse, la préfecture prévoit de maintenir son dispositif jusque dans la nuit si nécessaire.
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