À retenir
- La préfecture de police a interdit vendredi 30 octobre les parcours déposés par la CGT et les gilets jaunes dans le centre de Paris
- Samedi 31 octobre, les cortèges doivent se fondre en un rassemblement unique entre la porte de Bagnolet et la porte de Charenton
- Sept syndicats et organisations étudiantes avaient saisi la justice jeudi pour pouvoir contester l’arrêté à temps
- Le maire de Charenton-le-Pont, Hervé Gicquel, juge ce point d’arrivée inadapté à la dispersion d’une manifestation
Au sommaire
La préfecture de police de Paris a pris vendredi 30 octobre un arrêté d’interdiction partielle visant la journée de mobilisation contre la vie chère prévue samedi 31 octobre. Les itinéraires déposés par la CGT et par les gilets jaunes, qui traversaient le centre de la capitale, ne pourront pas être empruntés, rapporte franceinfo.
Les deux cortèges sont appelés à converger en un seul rassemblement en lisière de Paris, sur l’axe qui relie la porte de Bagnolet, dans le 20e arrondissement, à la porte de Charenton, dans le 12e.
L’arrêté invoque « un contexte social extrêmement tendu »
Le texte préfectoral applique les instructions du ministre de l’Intérieur. Il motive le regroupement des cortèges par « un contexte social extrêmement tendu » et par la nécessité de « prévenir les débordements et les exactions ».
La préfecture assure dans le même arrêté vouloir préserver la liberté de manifester.
Stéphane Larue NewsUne production de la rédactionRevue de presse médias · chaque jourÉdition du vendredi 30 octobreÀ la une : l’Arcom met en garde Radio FranceLire l’édition →Laurent Nuñez a annoncé la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes pour samedi. « On ne tolérera aucun débordement », a déclaré le ministre de l’Intérieur.
Sept organisations avaient saisi la justice dès jeudi 29 octobre
La CGT, FO, la FSU, Solidaires, la Fage, l’Union étudiante et l’Unef ont engagé jeudi une procédure d’urgence contre la préfecture. Elles voulaient que tout arrêté d’interdiction soit publié au plus tard vendredi à midi, pour avoir le temps de le contester devant le tribunal administratif.
Ces organisations réclamaient le trajet traditionnel entre la place de la Bastille et la place de la Nation.
L’intersyndicale d’Île-de-France affirme que, lors de la manifestation du 24 octobre, l’arrêté avait été pris trop tard pour pouvoir être attaqué en justice. Le climat reste lourd depuis la mort d’un manifestant le 17 octobre, dont l’autopsie a conclu à une défaillance cardiorespiratoire.
À Charenton-le-Pont, le maire Hervé Gicquel conteste le point d’arrivée
Le maire LR de Charenton-le-Pont s’est adressé à la préfecture pour s’opposer à la fin de parcours prévue à ses portes, selon Citoyens.com. Il met en avant des quartiers résidentiels denses, des commerces fragiles rue de Paris et à Bercy 2, ainsi qu’une desserte en transports jugée insuffisante.
L’élu ajoute que la proximité du bois de Vincennes compliquerait la gestion de la foule au moment de la dispersion.
Votre argent, vos droitsGifi dépôt de bilan : l’enseigne serait en cessation de paiements, selon Sud Ouest→Le préfet de police Patrice Faure défend un trajet qui tient les cortèges à l’écart du centre, protège l’activité des commerces et laisse, selon lui, une forte visibilité aux manifestants.
Samedi, 180 manifestations attendues en France contre la vie chère
Au total, 180 rassemblements sont annoncés samedi dans le pays contre la vie chère et les injustices sociales. À Paris, les places de la Bastille et de la Nation sont donc exclues du cortège autorisé.
Les syndicats peuvent encore saisir le juge des référés du tribunal administratif de Paris avant samedi : une décision contraire modifierait le dispositif. La contestation dépasse la rue, alors qu’Emmanuel Macron a répondu aux lycéens qu’on peut être en désaccord sans manifester.
Pour ceux qui resteront à l’écart des cortèges, nos idées de sorties à Paris pour le week-end du 31 octobre recensent les autres rendez-vous de la capitale.
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