À retenir
- Le préfet du Loiret interdit toute manifestation à Orléans dimanche 25 octobre, jour du meeting de Marine Le Pen au CO’Met
- Le cortège de samedi reste autorisé : départ à 10 h 30 place de la Cathédrale, arrivée vers 13 h boulevard Alexandre-Martin
- Les ponts George-V et Joffre seront fermés aux voitures et aux piétons tout le week-end
- Environ 3 000 policiers et CRS seront déployés, avec canons à eau, blindés Centaure et drones
📑 Au sommaire
- Le cortège de samedi 24 octobre maintenu entre la cathédrale et le boulevard Alexandre-Martin
- Ponts George-V et Joffre fermés, stationnement interdit sur les mails
- Tram à l’arrêt samedi jusqu’à 14 h, la plupart des bus supprimés
- Les commerces ouverts, mais Serge Grouard prêt à les fermer
- Les organisateurs de dimanche annoncent un recours
Hugues Moutouh, préfet du Loiret, a annoncé jeudi 22 octobre l’interdiction de toute manifestation à Orléans le dimanche 25 octobre. Ce jour-là, Marine Le Pen doit prononcer son discours de lancement de campagne présidentielle à l’Arena CO’Met.
La décision vise la contre-manifestation qu’un collectif unitaire prévoyait en début d’après-midi en direction de la salle. Le congrès du Rassemblement national se tient samedi au Zénith d’Orléans et dimanche au CO’Met.
Le cortège de samedi 24 octobre maintenu entre la cathédrale et le boulevard Alexandre-Martin
La marche de samedi n’est pas concernée par l’interdiction. Elle partira à 10 h 30 de la place de la Cathédrale et doit se terminer vers 13 h sur le boulevard Alexandre-Martin.
Le parcours ne passera pas par la rue de la République. Le préfet attend entre 20 000 et 30 000 manifestants samedi matin, à l’appel de syndicats et d’organisations réunis dans un collectif de plus de 70 structures.
Un « village antifasciste » doit ensuite ouvrir au Campo Santo en début d’après-midi, jusqu’à 22 h. Le même jour, le RN attend environ 5 000 participants au Zénith, de midi à 18 h 30.
Ponts George-V et Joffre fermés, stationnement interdit sur les mails
Le préfet a ordonné la fermeture des ponts George-V et Joffre à la circulation et aux piétons pendant tout le week-end. Le pont Thinat sera fermé aux piétons.
La mairie interdit le stationnement en surface sur les mails, les grands boulevards au nord de la Loire, de vendredi soir minuit à dimanche 20 h. Les véhicules en infraction seront enlevés.
Autour du CO’Met, le stationnement sera interdit à partir de samedi 9 h.
Tram à l’arrêt samedi jusqu’à 14 h, la plupart des bus supprimés
Les deux lignes de tramway ne circuleront pas samedi matin, jusqu’à 14 h. La majorité des lignes de bus seront arrêtées toute la journée de samedi.
Plusieurs sites municipaux fermeront aussi samedi : le musée des Beaux-Arts, l’hôtel Groslot, l’office de tourisme, la Maison de Jeanne d’Arc et la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier. Le parc Pasteur et le jardin des Plantes seront également fermés.
La brocante du samedi matin, le spectacle de lumière « Luminiscence » sur la cathédrale et la « Nuit des ombres » du musée sont annulés.
Les commerces ouverts, mais Serge Grouard prêt à les fermer
Contrairement au 17 octobre, les commerces resteront ouverts samedi, sauf les terrasses des bars. Le maire d’Orléans, Serge Grouard, se dit prêt à prendre des arrêtés de fermeture si la situation l’exige.
« Ce ne sera pas la pagaille ici », a-t-il assuré jeudi.
L’élu a aussi écarté l’idée de demander au RN de déplacer son congrès. Il estime qu’empêcher une réunion politique en raison de menaces de violences porterait atteinte à la campagne électorale.
Les organisateurs de dimanche annoncent un recours
Pour dimanche, le préfet évoque 2 000 à 3 000 militants d’ultragauche attendus aux abords du CO’Met, où le RN prévoit 10 000 personnes de 15 h 30 à 18 h.
David Sempé, secrétaire départemental de SUD-PTT et l’un des organisateurs, a annoncé un recours devant le tribunal administratif d’Orléans contre l’interdiction.
« Le couperet tombe, et on est furieux », a-t-il déclaré à ici Orléans, en précisant que plusieurs parcours avaient été proposés.
Le même samedi, des cortèges sont aussi prévus ailleurs en France, dans le cadre de la manifestation du 24 octobre, où seuls les cortèges syndicaux sont autorisés.
🔎 Comment nous travaillons · Signaler une erreur





























