À retenir
- L’hôtel de ville de Limoges a été pris d’assaut puis incendié en fin d’après-midi, samedi 17 octobre, en marge de la mobilisation nationale
- Le campanile, tour emblématique du bâtiment, s’est effondré vers 20 h 30, selon France 3 Limousin
- La salle des mariages et le service de l’état civil sont détruits, la toiture largement embrasée
- La Ville porte plainte et une marche des élus est prévue dimanche 18 octobre
Au sommaire
L’hôtel de ville de Limoges brûlait encore samedi soir, plusieurs heures après avoir été pris d’assaut en marge de la mobilisation du 17 octobre. Vers 20 h 30, son campanile s’est effondré, rapporte France 3 Limousin.
Le feu a pris au rez-de-chaussée de la mairie de Limoges
Selon France 3 Limousin, des personnes ont brisé les fenêtres du rez-de-chaussée puis pénétré dans le bâtiment en fin d’après-midi. Un incendie s’est déclaré peu après.
Les occupants ont été évacués rapidement, selon ICI Limousin.
Les pompiers sont arrivés vers 18 h. À 19 h, les flammes avaient gagné les toitures, et à 20 h 10 la toiture était largement embrasée.
Quatre véhicules de police incendiés, l’A20 bloquée
La préfecture de la Haute-Vienne a fait état de plusieurs centaines de personnes dans un cortège décrit comme éclaté. Des mortiers ont été tirés vers les forces de l’ordre, qui ont répondu par des gaz lacrymogènes.
Quatre véhicules de police ont été incendiés, dont un sur une bretelle de l’autoroute A20, bloquée au niveau de l’échangeur des Casseaux. Des blessés sont signalés des deux côtés, sans bilan chiffré à cette heure.
Dans le centre-ville, des commerces ont été dégradés.
La salle des mariages et l’état civil de Limoges détruits
La salle des mariages et le service de l’état civil ont été ravagés par les flammes. Le pignon droit de la mairie est entièrement détruit, selon France 3 Limousin.
Le bâtiment, construit entre 1876 et 1883, est l’un des symboles architecturaux de la ville. La chute du campanile vers 20 h 30 a marqué la soirée.
Guillaume Guérin : « C’est un monument qui brûle mais pas la République »
Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, s’est exprimé peu avant 21 h depuis les locaux de la métropole.
« C’est un monument qui brûle mais pas la République », a-t-il déclaré, selon ICI Limousin. « Aux délinquants, je voudrais dire qu’ils seront arrêtés », a ajouté le maire.
Le président du conseil départemental de la Haute-Vienne, Jean-Claude Leblois, a évoqué « une vision terrible ».
Une plainte et une marche des élus dimanche 18 octobre
La Ville de Limoges porte plainte. Une marche des élus est prévue dimanche 18 octobre.
Le nombre d’éventuelles interpellations n’avait pas été communiqué à l’heure où nous publions.
L’incendie de Limoges s’ajoute à d’autres incidents survenus le même jour, suivis dans notre direct sur les cortèges et incidents du 17 octobre. À Marseille, la mairie a elle aussi été brièvement envahie, tandis qu’à Bordeaux, la cour de la résidence de la préfète a été envahie.
























