À retenir
- L’Arcom a annoncé le 16 octobre 2026 l’ouverture d’une enquête sur Mym, plateforme française d’abonnement à des contenus de créateurs, dont des contenus pour adultes.
- Elle soupçonne deux manquements au règlement européen sur les services numériques : le contrôle de l’âge et la transparence.
- Une demande d’informations a été envoyée à Mym le 14 octobre, et la plateforme dispose de quinze jours pour répondre, soit autour du 29 octobre.
L’Arcom ouvre une enquête sur la plateforme Mym. Dans son communiqué du 16 octobre 2026, le régulateur dit soupçonner ce réseau de contenus par abonnement de ne pas respecter le règlement européen sur les services numériques (RSN, ou DSA en anglais), sur la protection des mineurs et sur la transparence.
Deux manquements soupçonnés après une première analyse
C’est à l’issue d’une première analyse que l’Arcom a décidé d’aller plus loin. Le premier point concerne la protection des mineurs : le régulateur s’interroge sur les modalités du contrôle de l’âge et sur la façon dont il est activé. Mym propose surtout des contenus à caractère érotique, voire sexuel, ce qui place la question de l’accès des mineurs au centre du dossier.
Le second point touche à la transparence. L’Arcom reproche à la plateforme des conditions générales d’utilisation incomplètes et des informations insuffisantes sur le fonctionnement de ses systèmes de recommandation, c’est-à-dire les mécanismes qui décident quels contenus sont mis en avant auprès de chaque utilisateur.
Il s’agit à ce stade de soupçons. Le régulateur n’a pas constaté de manquement établi, et la procédure repose sur l’examen des réponses de la plateforme.
Mym dispose de quinze jours à compter du 14 octobre
Le 14 octobre 2026, l’Arcom a adressé à Mym une demande d’informations, un acte d’enquête prévu par ses pouvoirs de contrôle. Ce n’est pas une sanction : la plateforme doit répondre dans un délai de quinze jours, une échéance qui tombe autour du 29 octobre. L’Arcom indique qu’un défaut de réponse l’expose à une sanction.
Le règlement européen fixe le cadre des éventuelles suites : les amendes peuvent atteindre 6 % du chiffre d’affaires mondial annuel du fournisseur. Mym n’avait pas répondu à une demande de commentaire de Reuters au moment de la publication de sa dépêche.
Mym relève du contrôle de l’Arcom depuis la loi SREN de mai 2024
Depuis la loi SREN de mai 2024, l’Arcom contrôle le respect du règlement sur les services numériques par les plateformes établies en France. Mym, société française, entre dans ce champ. Le régulateur affirme vouloir poursuivre son action pour davantage de transparence et une meilleure protection des utilisateurs, en particulier des enfants.
Le dossier s’ajoute à d’autres chantiers récents du régulateur. Face à une chaîne, l’Arcom procède par mise en demeure puis amende, comme avec CNews. Du côté des créateurs en ligne, elle a aussi engagé des échanges avec cinq créateurs de podcasts politiques avant la présidentielle de 2027.
























