À retenir
- QuotaClimat a saisi le Conseil d’État début juillet 2026 contre le refus de l’Arcom de mettre CNews en demeure après des propos de Michel Onfray sur le climat
- Les propos datent du 22 novembre 2025 ; l’association avait saisi l’Arcom dès le 26 novembre 2025
- Pour une séquence similaire, l’Arcom avait déjà infligé 20 000 euros d’amende à CNews, sanction confirmée par le Conseil d’État
- Le 5 octobre 2026, QuotaClimat a déposé une nouvelle demande de mise en demeure, appuyée sur 75 heures d’antenne
Au sommaire
Le refus de l’Arcom de mettre CNews en demeure après les propos de Michel Onfray sur le climat est désormais contesté devant le Conseil d’État. Le 1er juillet 2026, le régulateur a rejeté le recours gracieux de QuotaClimat, qui a alors porté l’affaire devant la juridiction administrative, selon le Club des juristes.
« Interactions entre les univers » : la séquence d’Onfray du 22 novembre 2025
Le 22 novembre 2025, dans l’émission « Face à Onfray » sur CNews, l’essayiste a affirmé que le réchauffement climatique serait en partie dû aux « interactions entre les univers ». Le propos n’a pas été contextualisé à l’antenne, selon le Club des juristes.
QuotaClimat y voit un « double manquement » de l’éditeur : une atteinte à l’exigence d’honnêteté de l’information et une perte de maîtrise de l’antenne. L’association souligne qu’Onfray était l’animateur de l’émission, et non un invité : la chaîne portait donc la responsabilité éditoriale.
Du 26 novembre 2025 au 1er juillet 2026 : sept mois de procédure
L’association a saisi l’Arcom trois jours après la diffusion. Faute de réponse, elle a formé un recours gracieux, rejeté à son tour.
| Date | Étape |
|---|---|
| 22 novembre 2025 | Propos de Michel Onfray sur CNews |
| 26 novembre 2025 | Saisine de l’Arcom |
| 11 mars 2026 | Recours gracieux de QuotaClimat |
| 27 juin 2026 | Nouveau propos d’Onfray, selon QuotaClimat |
| 1er juillet 2026 | Rejet du recours, saisine du Conseil d’État |
QuotaClimat juge la décision de l’Arcom « incompréhensible » et affirme qu’Onfray a de nouveau mis en doute l’origine du réchauffement sur CNews le 27 juin. Les motifs du refus de l’Arcom n’ont pas été rendus publics. Il appartiendra au Conseil d’État d’examiner ce refus ; aucune date de décision n’est annoncée à ce jour.
20 000 euros : la sanction que QuotaClimat met en avant
L’argument central de l’association tient dans un précédent. Pour une séquence similaire, l’Arcom avait infligé à CNews une sanction financière de 20 000 euros, confirmée ensuite par le Conseil d’État. Selon QuotaClimat, l’Arcom a été le premier régulateur au monde à sanctionner financièrement la désinformation climatique.
L’association s’appuie aussi sur les relevés de l’Observatoire des médias pour l’écologie : 665 cas de désinformation climatique en 2025, dont 174 sur CNews. Parmi ces derniers, 57 % ont été énoncés par des journalistes ou des chroniqueurs réguliers de la chaîne, d’après Puremédias.
5 octobre 2026 : une seconde demande sur 75 heures d’antenne
Le 5 octobre 2026, QuotaClimat et la Fondation Jean-Jaurès ont publié une étude sur 75 heures de séquences consacrées à l’environnement en juillet 2025. Elle recense 63 cas de mésinformation climatique sur CNews, soit 3,4 cas par heure de traitement du sujet. L’association y fonde une nouvelle demande de mise en demeure auprès de l’Arcom, détaillée dans notre article sur l’étude.
CNews conteste ces conclusions et dénonce des « choix méthodologiques discutables ». La chaîne met en avant son émission « À l’écoute de la planète », lancée en janvier 2026. Une mise en demeure reste une décision de l’Arcom, qui n’a pas communiqué sur cette seconde demande.
Ce dossier s’ajoute à une série de décisions du régulateur sur les chaînes d’information : voir aussi les fréquences TNT et FM en jeu.
























