À retenir
- Le président du syndicat a annoncé vendredi que ses adhérents ne rejoindront pas la journée d’action de samedi.
- La Coordination rurale n’en sera pas non plus, selon franceinfo ; la Confédération paysanne, si.
- Le syndicat envisage plutôt Bruxelles en novembre ou décembre, contre le projet de budget de la PAC.
Les adhérents de la FNSEA resteront sur leurs exploitations samedi 17 octobre. Son président, Arnaud Rousseau, l’a annoncé vendredi, selon Europe 1 : « c’est la pleine période du boulot ».
Maïs, betteraves, semis : les récoltes retiennent les agriculteurs
Il reste du maïs et des betteraves à récolter, les céréales doivent être semées, et les éleveurs cherchent du fourrage, rare à cause de la sécheresse. C’est le calendrier qu’Arnaud Rousseau oppose à l’appel à manifester.
La FNSEA n’invite donc pas ses adhérents à rejoindre cette journée d’action sur le pouvoir d’achat, qui réunit des revendications très variées.
Le syndicat reste ainsi à l’écart d’un mouvement où se retrouvent lycéens, gilets jaunes, étudiants et organisations syndicales.
La Confédération paysanne dans le mouvement, la Coordination rurale à l’écart
La Coordination rurale ne participera pas non plus à la journée, contrairement à la Confédération paysanne, indique franceinfo.
La porte-parole de la Confédération paysanne appelait dès mercredi à la convergence des luttes pour ce samedi.
L’exécutif attend environ 250 manifestations dans le pays. Notre article sur la colère et la résignation entendues au Forum BFMTV donne le ton de la veille.
Bruxelles en novembre ou décembre, contre 13 à 15 % de PAC en moins
La mobilisation de la FNSEA se jouera ailleurs. Arnaud Rousseau envisage de manifester à Bruxelles avant la fin de l’année, contre le projet de budget de la politique agricole commune.
Des discussions sont en cours avec d’autres syndicats européens pour novembre ou décembre, « au moment des conseils des ministres et des chefs de gouvernement ». Il dénonce « une amputation de l’ordre de 13 à 15 % » dans la proposition de la Commission européenne.
Sur le front français, la sécheresse reste le dossier central de la profession : plus d’un milliard d’euros d’aide avait été évoqué début septembre pour sauver l’agriculture.























