À retenir
- L’inflation atteint 3,1 % sur un an en septembre 2026 selon les résultats définitifs de l’Insee publiés le 15 octobre, contre 3,0 % en estimation provisoire
- L’énergie progresse de 21,3 % sur un an, dont +44,1 % pour le gazole, +25,7 % pour l’essence et +64,6 % pour le fioul
- Hors énergie, la hausse reste modérée : 1,4 % pour l’alimentation, 2,4 % pour les services, 1,5 % pour l’inflation sous-jacente
- Le Livret A, à 1,7 % depuis le 1er août, rapporte 1,4 point de moins que la hausse des prix
Au sommaire
L’inflation a atteint 3,1 % sur un an en septembre 2026, selon les résultats définitifs publiés par l’Insee jeudi 15 octobre. L’estimation provisoire du 30 septembre donnait 3,0 %. La hausse tient presque entièrement aux carburants et aux énergies de chauffage.
Le gazole grimpe de 44,1 % sur un an, l’essence de 25,7 %
Les produits pétroliers affichent +36,2 % sur un an. Le gazole bondit de 44,1 % et l’essence de 25,7 %. Pour l’énergie dans son ensemble, la hausse annuelle passe de 16,7 % en août à 21,3 % en septembre.
À consommation identique, un plein de gazole qui coûtait 80 € il y a un an revient donc à environ 115 €. C’est un calcul d’illustration sur la moyenne nationale : le prix payé dépend de la station et de la région.
Le gaz progresse de 19 % et l’électricité de 1,4 % seulement. Sur un mois, l’énergie ajoute 3,9 %.
Le fioul à +64,6 % pèse sur les chauffages de l’hiver
Les combustibles liquides, dont le fioul domestique, gagnent 64,6 % sur un an. Les ménages chauffés au fioul sont les plus exposés à l’approche de la saison de chauffe.
À volume égal, une facture de fioul de 1 000 € il y a un an dépasserait 1 640 € sur la base de cette hausse moyenne. Pour mesurer l’effet réel sur son budget, le plus simple est de relever le prix au litre ou au kilowattheure sur sa dernière facture, puis de le comparer à celui d’octobre 2025.
Le site officiel prix-carburants.gouv.fr permet de comparer les stations autour de chez soi.
Hors énergie, l’inflation sous-jacente reste à 1,5 %
L’alimentation progresse de 1,4 % sur un an, contre 1,1 % en août. Les services montent de 2,4 %, avec +5,1 % pour les transports et +6,2 % pour les communications. Le tabac gagne 3,3 %, comme le mois précédent, tandis que les produits manufacturés reculent de 0,3 %.
L’inflation sous-jacente, qui neutralise les prix les plus volatils, atteint 1,5 % contre 1,1 % en août. Sur un seul mois, les prix reculent de 0,3 %, après +0,7 % en août, en raison du repli saisonnier des services.
Sur la méthode européenne, l’indice harmonisé (IPCH) s’établit à 3,4 % sur un an, contre 2,6 % en août.
Le Livret A à 1,7 % rapporte 1,4 point de moins que les prix
Le taux du Livret A est de 1,7 % depuis le 1er août, comme nous le détaillions à l’estimation provisoire. Avec 3,1 % d’inflation, l’épargne placée sur ce livret perd du pouvoir d’achat sur un an.
Sur 10 000 €, les intérêts annuels s’élèvent à environ 170 €, contre 310 € pour suivre la hausse des prix : un écart d’environ 140 €. Le calcul est simplifié, sans tenir compte des dates de dépôt.
Le taux est révisé deux fois par an, au 1er février et au 1er août. La prochaine révision n’interviendra donc pas avant février 2027.
Pensions, loyers, contrats : quel indice s’applique vraiment ?
Le chiffre de 3,1 % n’est pas celui qui fixe toutes les revalorisations. L’Agirc-Arrco a voté +1,4 % au 1er novembre, et le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027 ne prévoit la hausse complète de la pension de base que jusqu’à 1 260 € par mois.
Les loyers suivent un autre indice : l’IRL à 148,06 limite la hausse à 1,57 %. Pour un contrat indexé, il faut lire la clause : elle désigne un indice précis, souvent hors tabac, qui n’est pas forcément le chiffre vedette de l’inflation.
Les résultats provisoires ne devaient pas servir aux indexations contractuelles. Les résultats définitifs, eux, sont désormais publiés.
























