Taxe foncière Paris : +261 % en vingt ans, la facture reste sous celle de Marseille

Le rapport annuel de l'UNPI chiffre à 93,4 % la hausse de la taxe foncière depuis 2005. Paris bondit de 261 %, mais sa facture moyenne reste sous celle de Marseille.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Taxe foncière Paris : +261 % en vingt ans, la facture reste sous celle de Marseille
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Selon l’UNPI, la taxe foncière sur les propriétés bâties a augmenté de 93,4 % entre 2005 et 2025, soit 2,5 fois l’inflation
  • Paris affiche la plus forte progression des 50 plus grandes villes sur vingt ans, avec +261 %
  • Le montant moyen par logement atteint 900 € à Paris, contre 943 € à Marseille et 1 487 € à Grenoble
  • En 2026, la hausse moyenne se limite à 1,7 % dans les 200 plus grandes villes, d’après le même observatoire
Au sommaire
  1. Des taux en hausse de 32 %, des bases revalorisées de 46 %
  2. Paris : le taux communal porté à 20,5 % en 2023
  3. 900 € à Paris, 1 487 € à Grenoble par logement
  4. Avis 2026 : paiement en ligne jusqu’au mardi 20 octobre
  5. La réforme des éléments de confort suspendue depuis novembre 2025

L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a dévoilé jeudi 15 octobre 2026 son observatoire annuel des taxes foncières. Entre 2005 et 2025, l’impôt payé par les propriétaires a progressé de 93,4 % en moyenne, soit 2,5 fois l’inflation de la période.

Paris arrive en tête des grandes villes, avec une hausse de 261 % sur vingt ans.

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Des taux en hausse de 32 %, des bases revalorisées de 46 %

Selon l’UNPI, deux mécanismes se cumulent. Les taux votés par les communes et les intercommunalités ont augmenté de 32 % en vingt ans. Les valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul, ont progressé de 46 %.

Multipliés entre eux, ces deux facteurs expliquent presque à eux seuls le doublement : 1,32 × 1,46 donne environ 1,93. Autrement dit, la hausse vient davantage de la revalorisation automatique des bases que des décisions des élus.

Depuis 2018, cette revalorisation suit l’inflation. Elle a atteint 7,1 % en 2023, puis 3,9 % en 2024, 1,7 % en 2025 et seulement 0,8 % en 2026.

Paris : le taux communal porté à 20,5 % en 2023

Le bond parisien tient pour l’essentiel à une seule décision : la hausse du taux communal votée par le Conseil de Paris pour 2023, passé de 13,5 % à 20,5 %. Ce taux n’a plus bougé depuis.

Le précédent rapport de l’UNPI attribuait déjà à cette décision la hausse de 87,9 % mesurée à Paris entre 2014 et 2024.

Paradoxe : malgré ce rattrapage, la facture moyenne parisienne reste modérée, car la capitale partait d’un des taux les plus bas de France.

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900 € à Paris, 1 487 € à Grenoble par logement

Le montant moyen par logement calculé par l’UNPI, hors taxe d’enlèvement des ordures ménagères, se répartit ainsi dans quelques grandes villes :

VilleMontant moyen par logement
Grenoble1 487 €
Bordeaux1 173 €
Moyenne des 50 plus grandes villes976 €
Marseille943 €
Paris900 €
Lyon772 €

Avec la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, la moyenne des 50 plus grandes villes monte à 1 179 € par logement, selon l’observatoire.

Avis 2026 : paiement en ligne jusqu’au mardi 20 octobre

Pour l’avis 2026, la date limite de paiement hors ligne tombe ce jeudi 15 octobre. Le règlement en ligne reste possible jusqu’au mardi 20 octobre, faute de quoi une majoration de 10 % s’applique à la taxe foncière.

Un propriétaire qui conteste la valeur locative retenue pour son logement, par exemple une surface ou un élément de confort erroné, peut déposer une réclamation auprès de son service des impôts. Pour un avis émis en 2026, le délai court jusqu’au 31 décembre 2027.

La réforme des éléments de confort suspendue depuis novembre 2025

Le gouvernement avait prévu d’actualiser les bases en intégrant des éléments de confort jusque-là non déclarés. Le projet a été suspendu en novembre 2025 après une vague de critiques, et sa mise en œuvre relève désormais des communes et des départements, selon l’UNPI.

Le président de l’organisation, Sylvain Grataloup, estime que la charge pesant sur les propriétaires n’est plus équitable et réclame une réforme de la fiscalité locale.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.