À retenir
- Un élève du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis aurait été interpellé jeudi 15 octobre par des policiers en civil, selon Le Progrès
- Des membres du personnel ont réclamé sa libération et dénoncent une intervention qu’ils jugent violente
- Le motif de l’interpellation n’avait pas été rendu public jeudi après-midi
- L’établissement de Seine-Saint-Denis est mobilisé depuis fin septembre pour dénoncer ses conditions d’études
Un élève du lycée Paul-Eluard, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), aurait été interpellé jeudi 15 octobre par des policiers en civil, à l’intérieur de l’établissement, selon Le Progrès.
Des membres du personnel se seraient interposés pour réclamer que le lycéen soit relâché, d’après le quotidien régional. Ils qualifient l’intervention de « violente ».
Le motif de cette interpellation n’est pas connu. L’information n’a pas été confirmée par les autorités à l’heure où nous publions, et aucune infraction n’est publiquement reprochée à l’élève.
Un compte d’alertes sur X a signalé l’entrée de policiers dans le lycée
Le signalement a d’abord circulé sur X jeudi. Un compte d’information y affirmait que des policiers étaient entrés dans le bâtiment pour interpeller un élève.
Ce récit n’a pas été authentifié à ce stade par la préfecture de police ni par le rectorat de Créteil.
Les personnels de Paul-Eluard avaient alerté mercredi 14 octobre
La veille, un communiqué des personnels de l’établissement, relayé par le syndicat SNES-FSU Créteil, dénonçait des fouilles, le gazage d’élèves et d’autres « violences policières » aux abords du lycée.
L’interpellation de jeudi intervient donc dans un climat déjà dégradé entre l’équipe éducative et les forces de l’ordre.
Trois mineurs interpellés lors du blocage du 25 septembre
Le lycée, le plus grand de Saint-Denis, est au cœur d’une mobilisation lycéenne depuis la fin septembre. Les élèves y dénoncent des classes surchargées, le manque de personnel et la dégradation des bâtiments, selon un reportage du Bondy Blog publié le 29 septembre.
Les lycéens interrogés évoquaient l’absence quasi totale d’infirmière et d’assistante sociale, ainsi que des salles montant à 35 °C. Lors d’un blocage, le 25 septembre, trois mineurs avaient été interpellés.
Le mouvement dépasse la Seine-Saint-Denis : à Lyon, lycéens et étudiants avaient prévu de manifester ce jeudi jusqu’à la place des Terreaux.
À Saint-Denis, la suite donnée à l’interpellation de jeudi, garde à vue ou remise en liberté, reste à préciser par les autorités.
























