À retenir
- L’enquête sur le poste des Capucins couvre désormais des tentatives d’homicides, selon Le Figaro, vendredi 9 octobre.
- Trois policiers étaient à l’intérieur jeudi 8 octobre vers 16 h ; ils ont fui par une issue de secours, sans victime.
- Le parquet retenait d’abord une destruction de bien par un moyen dangereux pour les personnes, passible de vingt ans de réclusion criminelle.
Des tentatives d’homicides sont désormais visées par l’enquête sur l’incendie du poste de police des Capucins, à Bordeaux, selon Le Figaro vendredi 9 octobre. Le parquet de Bordeaux avait ouvert une enquête dès jeudi, après l’attaque du bâtiment en marge d’une manifestation de lycéens.
Trois policiers ont quitté le poste par l’issue de secours
Jeudi 8 octobre, vers 16 h, « un groupe de plusieurs dizaines d’individus, aux visages masqués et cagoulés » s’en est pris au poste de police du quartier des Capucins, selon le communiqué du procureur de la République de Bordeaux.
Les auteurs ont entassé des poubelles devant la porte d’entrée, puis y ont mis le feu volontairement. Les flammes ont gagné une partie de la façade.
Trois fonctionnaires se trouvaient à l’intérieur. Ils ont pu s’échapper par une issue de secours située à l’arrière du bâtiment.
Aucune victime n’est signalée : le bilan est matériel, sans montant précisé à ce stade.
Le feu a été mis à la fin de la manifestation lycéenne
L’attaque est survenue alors que le cortège de lycéens touchait à sa fin. Le mouvement dure depuis la fin septembre, avec des élèves qui bloquent l’entrée de centaines d’établissements en France.
Le communiqué du parquet désigne les auteurs par le terme d’« individus ».
L’enquête de flagrance a été confiée à la division de la criminalité territoriale de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de la Gironde. Elle portait d’abord sur deux infractions : la destruction d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes, et la participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations lors d’une manifestation sur la voie publique.
Le procureur rappelait que les auteurs encourent vingt ans de réclusion criminelle.
La qualification de tentatives d’homicides s’ajoute à la destruction par moyen dangereux
L’élargissement est le fait nouveau de ce vendredi. Une tentative d’homicide suppose, en droit, de caractériser une intention de tuer, ce qui n’est pas établi à ce stade : il s’agit d’une qualification d’enquête, qui peut évoluer.
Aucun mis en cause n’est nommé. Ces qualifications ne préjugent ni de l’identité ni de la culpabilité de quiconque.
Aucune date n’a été annoncée pour la suite de la procédure. L’enquête de flagrance se poursuit à la DIPN de la Gironde.
























