À retenir
- Un randonneur a été chargé à plusieurs reprises par un chamois dimanche 11 octobre, sur la route de la Chapelle-des-Buis, à Besançon, selon L’Est Républicain.
- Une joggeuse de 30 ans avait été encornée le 1er octobre dans le même secteur : 10 points de suture et 18 agrafes.
- La préfecture du Doubs a autorisé les louvetiers à repérer l’animal, qui pourrait être abattu.
Un chamois a chargé à plusieurs reprises un randonneur dimanche 11 octobre, dans les virages de la route de la Chapelle-des-Buis, à Besançon, rapporte L’Est Républicain. L’animal, « un gros mâle » selon la victime, est recherché par les louvetiers depuis plusieurs jours.
Un « gros mâle » charge un randonneur dans les virages de la Chapelle-des-Buis
Le randonneur a signalé l’incident aux services de l’État, qui ont demandé une intervention rapide des louvetiers. Des observations sont en cours pour identifier la bête.
Les services de l’État évoquent l’hypothèse d’un chamois au comportement territorial.
Le Parisien indique jeudi 15 octobre que deux coureurs ont été blessés, qu’un randonneur a été chargé et que l’animal reste recherché près de Besançon.
Une joggeuse de 30 ans encornée le 1er octobre, 18 agrafes sur le crâne
Le 1er octobre, une joggeuse de 30 ans a été chargée dans un virage, avant la côte de Morre, près de la Chapelle-des-Buis. Elle a perdu connaissance plusieurs minutes avant d’être évacuée par les pompiers vers les urgences. Elle a reçu 10 points de suture à l’épaule et 18 agrafes sur le crâne.
Un autre joggeur avait été attaqué fin septembre dans le même secteur. La joggeuse du 1er octobre était la quatrième victime de ce type d’attaque en huit ans, d’après L’Est Républicain.
« Un chamois qui charge sans aucune raison apparente, je n’ai jamais entendu parler de ça ailleurs qu’à Besançon », a déclaré Jean-Maurice Boillon, président des fédérations de chasseurs du Doubs.
Les louvetiers doivent retrouver un chamois parmi plusieurs dizaines
Après l’attaque de la joggeuse, la préfecture du Doubs a autorisé les louvetiers à identifier l’animal, qui pourrait ensuite être abattu. Le troupeau du secteur compte plusieurs dizaines de bêtes.
« La difficulté, c’est d’identifier le chamois en question, mais il va falloir du repérage », reconnaît Benoît Fabbri, directeur de la direction départementale des territoires du Doubs.
Les défenseurs de la faune contestent la mesure. Le délégué de l’ASPAS dans le Doubs, Jean Chapuis, juge « scandaleux » le recours aux « grands moyens » dès qu’un humain est touché, et rappelle que rien ne prouve que l’animal recommencera.
Aucun abattage n’a été annoncé à l’heure où nous publions.























