À quelques jours de son procès pour corruption, Rachida Dati a demandé à réintégrer la magistrature. L’ancienne ministre de la Culture sera affectée comme chargée de mission au ministère de la Justice, sans exercer en juridiction.
Mise en disponibilité depuis janvier 2024 lors de son entrée au gouvernement, l’ex-Garde des Sceaux a sollicité sa réintégration après sa défaite aux élections municipales parisiennes. Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a été consulté sur ce projet. Elle serait affectée à la Délégation aux affaires européennes et internationales (DAEI). Ce calendrier suscite l’indignation de l’union syndicale des magistrats : son président Ludovic Friat dénonce un message contradictoire envoyé à la justice.
Rachida Dati doit comparaître du 16 au 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour corruption et trafic d’influence passif : elle aurait perçu 900 000 euros d’une filiale Renault-Nissan, dont Carlos Ghosn était alors le patron, sans avoir fourni de contrepartie identifiable.














