Le Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides (FIVP) a reçu 1 044 demandes en 2025, franchissant pour la première fois le seuil des 1 000 en une seule année, soit une hausse de 6,8 % par rapport à 2024. Le fonds a dû puiser dans ses réserves pour honorer les indemnisations.
Les demandeurs sont à 92,5 % des hommes, principalement des agriculteurs en polyculture-élevage ou céréaliculture. Le cancer de la prostate reste la pathologie la plus fréquemment indemnisée. Les demandes se concentrent dans le nord-ouest — Bretagne, Maine-et-Loire, Bourgogne — reflet des zones d’agriculture intensive. Vingt dossiers concernent des enfants exposés in utero.
Ce record met en lumière l’ampleur des conséquences sanitaires de décennies d’utilisation de produits phytosanitaires et soulève la question du financement à long terme du dispositif.














