Le premier procès fédéral contre Meta s’est ouvert mardi à Oakland (Californie) : vingt-neuf États américains réclament quelque 193 milliards de dollars au géant d’Instagram et Facebook, accusé d’avoir délibérément rendu ses plateformes addictives pour les adolescents.
Les procureurs reprochent au groupe de Mark Zuckerberg d’avoir mené « une campagne pour tromper » parents, enseignants et législateurs en dissimulant les effets néfastes de ses applications sur la santé mentale des jeunes. Meta est également accusé d’avoir collecté les données d’enfants de moins de 13 ans sans consentement parental et d’avoir conçu certaines fonctionnalités pour maintenir les mineurs captifs de ses plateformes. Mark Zuckerberg et Adam Mosseri, patron d’Instagram, devraient témoigner avant la fin du procès, prévu jusqu’à fin septembre.
Meta conteste toutes les accusations. La décision des jurés, attendue à l’automne, pourrait redéfinir les obligations légales des réseaux sociaux en matière de protection de l’enfance aux États-Unis.















