La startup américaine Wispr, spécialisée dans la dictée vocale par intelligence artificielle, annonce le 17 août 2026 une levée de série B de 280 millions de dollars. L’opération, menée par Menlo Ventures, valorise désormais l’entreprise 2 milliards de dollars, un bond spectaculaire pour une jeune pousse fondée il y a moins de trois ans.
L’essentiel
- Wispr lève 280 millions de dollars en série B, menée par Menlo Ventures
- La startup est désormais valorisée 2 milliards de dollars, contre 361 millions levés au total
- Son nouveau modèle vocal Canto vise à diviser par trois le taux d’erreur de reconnaissance
- L’appli s’attaque à la prise de notes en réunion, au-delà de la simple dictée
Le tour de table réunit à la fois des investisseurs historiques qui remettent au pot, comme Notable Capital, NEA, Neo Ventures, 8VC et MVP Ventures, et de nouveaux venus tels qu’Acrew, Forerunner, Goodwater, Peak XV, Together Fund et PLUS Capital.
Moins de dix mois après son précédent tour de financement, Wispr affiche désormais 361 millions de dollars levés au total, selon TechCrunch, qui a révélé l’opération.
Une appli qui veut remplacer le clavier
Disponible sur iOS et sur Android depuis février 2026, Wispr permet de dicter du texte à voix haute pour rédiger des messages, des e-mails ou des documents, sans passer par le clavier.
Plusieurs testeurs francophones ont déjà adopté l’outil pour rédiger plus vite en français, selon des retours d’utilisateurs publiés ces derniers mois.
La promesse : une frappe jusqu’à quatre fois plus rapide qu’au clavier, en particulier sur smartphone où la saisie tactile reste lente.
Pour y parvenir, Wispr a développé un nouveau modèle de reconnaissance vocale baptisé Canto, censé faire passer le taux d’erreur de 30 % à moins de 10 %.
Au-delà de la dictée : réunions et nouvelles interfaces
Le financement doit aussi servir à financer l’expansion de Wispr vers de nouveaux usages.
L’application propose désormais un outil de prise de notes en réunion, capable de générer des résumés et des listes d’actions à partir d’une conversation enregistrée.
Elle se positionne ainsi face à des outils déjà installés comme Granola, Fireflies ou Read AI, très utilisés par les équipes en visioconférence.
Wispr a aussi créé un laboratoire dédié, Wispr Interface Labs, dirigé par Ariya Rastrow, un ancien ingénieur du programme Alexa d’Amazon.
Sa mission : explorer de nouvelles façons d’interagir avec un ordinateur ou un téléphone, au-delà du texte et de la voix.
La startup a notamment noué un partenariat avec le fabricant de la bague connectée Oasis, pensée pour dicter du texte mains libres, sans sortir son téléphone.
Un marché de la dictée IA de plus en plus disputé
Sur le seul segment de la dictée vocale, Wispr affronte une concurrence croissante, avec des outils comme Willow, Monologue, Aqua ou Superwhisper.
Cette effervescence traduit un engouement plus large pour les outils de productivité dopés à l’IA, dans la lignée du récent rachat de l’éditeur de code IA Cursor pour 60 milliards de dollars.
Reste que la fiabilité de ces assistants n’est pas toujours au rendez-vous, comme l’a montré cet agent IA qui a annulé la réservation d’un inconnu, un rappel que l’automatisation a encore des marges de progrès.
Pour les utilisateurs français, l’app reste disponible gratuitement en version limitée, avec un abonnement payant pour un usage intensif.


