Un homme a été placé en détention provisoire pour le meurtre présumé de son ex-compagne à Bollène, dans le Vaucluse. La victime, retrouvée morte à son domicile jeudi soir, bénéficiait pourtant d’un dispositif de protection contre les violences conjugales.
Selon le procureur adjoint d’Avignon Jean-François Mayet, la victime aurait présenté de nombreuses plaies à la tête, dont certaines suggérant l’usage d’un objet tranchant. Elle avait obtenu un « téléphone grave danger » fin juin, à la suite d’un premier épisode de violences. Le suspect, ancien candidat aux élections municipales sous l’étiquette Rassemblement National à Bollène, a également été mis en examen pour détention illégale d’armes.
Ce féminicide soulève une nouvelle fois la question de l’effectivité des mesures de protection des victimes de violences conjugales, alors que ce fléau reste préoccupant en France.















