Le gouvernement envisage d’abaisser de 10 centimes le prix de remboursement du paracétamol — Doliprane, Efferalgan ou Dafalgan — soit une économie d’environ 30 millions d’euros par an pour la Sécurité sociale. Cette décision suscite l’inquiétude des industriels, alors que la France s’apprête à relocaliser entièrement sa production.
Le médicament antidouleur le plus consommé de France est vendu 2,18 euros en pharmacie, dont seulement 76 centimes reviennent aux laboratoires. UPSA, premier employeur de Lot-et-Garonne avec 1 900 salariés en France, réclame au contraire une revalorisation de 10 centimes pour financer sa relocalisation : dès début 2027, le principe actif sera produit sur sol français, mettant fin à des décennies de dépendance aux importations asiatiques.
Pour les défenseurs de la souveraineté pharmaceutique, baisser les prix maintenant reviendrait à fragiliser le projet industriel au moment même où il est sur le point d’aboutir.















