Une Toyota déguisée en Ferrari F355 saisie en Italie

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Photo de Mike Bird / Pexels

À Catanzaro, en Calabre, un concessionnaire avait mis en vente sur internet ce qui semblait être une Ferrari F355GTS. Sauf que sous la carrosserie au cheval cabré se cachait, en réalité, une Toyota MR-2 des années 1990. La Guardia di Finanza a saisi le véhicule et des spécialistes Ferrari ont détruit les pièces contrefaites.

L’annonce était tentante : une Ferrari F355GTS, modèle emblématique des années 1990, proposée à la vente par un concessionnaire de Catanzaro, dans la région de Calabre. Mais les enquêteurs de la Guardia di Finanza ont rapidement flairé la supercherie.

En inspectant le véhicule, les agents ont découvert qu’il s’agissait en réalité d’une Toyota MR-2 des années 1990, méticuleusement déguisée. Jantes estampillées Ferrari, volant au cheval cabré, bas de caisse, élargisseurs d’ailes, capot avant et capot arrière : chaque pièce visible avait été remplacée ou modifiée pour singer fidèlement la célèbre F355GTS.

Le résultat était suffisamment convaincant pour tromper un acheteur non averti. La Ferrari F355GTS originale s’échange aujourd’hui entre 100 000 et 200 000 euros sur le marché des sportives de collection — un écart considérable avec la valeur réelle d’une MR-2 des années 90, qui tourne autour de quelques milliers d’euros. Cette tentative n’est pas sans rappeler d’autres arnaques retentissantes qui avaient défrayé la chronique ces dernières années.

Ferrari envoie ses experts pour démanteler la fraude

Une fois le véhicule saisi, Ferrari a dépêché sur place des spécialistes chargés d’identifier et de retirer chacune des pièces contrefaites. Jantes, logos, éléments de carrosserie, sellerie : tout ce qui portait de près ou de loin la marque au cheval cabré a été démonté, puis détruit sur place.

Redevenue une simple Toyota MR-2 — comme à sa sortie d’usine dans les années 1990 —, la voiture a ensuite été restituée à son propriétaire. Ce dernier doit désormais répondre de contrefaçon de marque devant la justice italienne. Une infraction qui peut entraîner, en droit italien, plusieurs années d’emprisonnement et de lourdes amendes.

Ce type d’arnaque à la supercar n’est pas une première. On se souvient par exemple de la controverse autour de Sophie la Girafe, fabriquée en Chine malgré une image de jouet artisanal français soigneusement entretenue. Côté lois improbables, les dispositions les plus absurdes encore en vigueur dans le monde montrent que la réalité dépasse souvent la fiction — même en matière de droit.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.