Dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche ce dimanche 26 avril, Brigitte Macron se livre comme rarement sur ses neuf années à l’Élysée. La première dame évoque la violence des cyberharceleurs, des moments de tristesse intenses et une certaine difficulté à voir l’avenir avec sérénité. Un témoignage d’une rare franchise, à un an de la fin du second mandat présidentiel.
« Parfois triste comme jamais je ne l’avais été »
Avant l’Élysée, Brigitte Macron avait une vie ordinaire — professeure de lettres, mère de famille, avec ses hauts et ses bas. La vie au palais a tout changé. Elle confie avoir désormais des accès de pessimisme qu’elle ne connaissait pas et qu’il lui est parfois difficile de regarder devant elle avec légèreté.
Elle ne verse pas pour autant dans l’apitoiement. La condamnation, en janvier dernier, de plusieurs de ses cyberharceleurs — certains à des peines pouvant atteindre six mois de prison ferme — a représenté une éclaircie. Ces individus avaient pendant des années propagé des rumeurs infondées, avec un retentissement qu’elle décrit comme immense sur elle et son entourage.
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Neuf ans qui « sont passés si vite »
Malgré la noirceur de certains épisodes, Brigitte Macron dit ne rien renier. Elle reconnaît avoir découvert la violence que peut générer l’exposition publique extrême, mais aussi une solidarité inattendue dans les moments les plus difficiles.
Emmanuel Macron ne pouvant briguer un troisième mandat consécutif, la première dame quittera l’Élysée au printemps 2027. Ces neuf années, dit-elle, lui ont appris que la vie ordinaire était un privilège qu’elle n’avait pas su apprécier à sa juste valeur.
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✓ À retenir
• Brigitte Macron livre un bilan amer de ses neuf ans à l’Élysée dans La Tribune Dimanche
• Plusieurs cyberharceleurs ont été condamnés en janvier 2026 à des peines de prison
• La première dame quittera le palais au printemps 2027, au terme du second mandat
