Michel-Édouard Leclerc a annoncé vendredi sur BFMTV une baisse des prix à la pompe de 10 à 15 centimes le litre dans les prochains jours. Le patron de la grande distribution reste toutefois prudent sur un retour aux tarifs d’avant-guerre.
La décrue se dessine enfin pour les automobilistes. Après des semaines de flambée liée au conflit au Moyen-Orient, le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran a fait chuter le baril de 15 % en 24 heures, passant de 112 à 95 dollars.
Le gouvernement a confirmé cette tendance. Après une réunion de crise jeudi avec les distributeurs, le ministre du Commerce Serge Papin a indiqué que les grandes stations répercuteraient la baisse dès vendredi, les plus petites suivant sous quelques jours.
Ormuz reste le point faible
Le détroit d’Ormuz ne fonctionne qu’à 10 % de son trafic habituel. Seulement cinq navires l’ont traversé en 24 heures, contre 120 en temps normal. TotalEnergies a par ailleurs mis à l’arrêt sa raffinerie Satorp en Arabie saoudite après des frappes.
Leclerc reste mesuré. Il a rappelé avoir déjà annoncé une baisse trois semaines plus tôt, avant que la situation ne se retourne dans la journée. Les prix des carburants dépendent encore largement de l’évolution du conflit.
Un retour aux tarifs d’avant-guerre ne semble pas envisageable à court terme. Le marché pétrolier reste dominé par la spéculation et l’instabilité géopolitique.










