Vous venez d’être mis en arrêt de travail ou vous voulez simplement comprendre vos droits ? En 2026, les règles qui encadrent l’indemnisation des arrêts maladie ont évolué sur plusieurs points : plafond des indemnités journalières relevé, nouvelles durées maximales pour les arrêts, et clarification du régime applicable aux fonctionnaires. Voici tout ce que vous devez savoir.
Combien toucherez-vous pendant votre arrêt ?
L’indemnité journalière de la Sécurité sociale (IJSS) représente 50 % de votre salaire journalier de base, calculé à partir de la moyenne de vos trois derniers mois de salaire brut.
Pour les arrêts prescrits à compter de février 2026, le montant maximum des indemnités journalières est fixé à 41,95 € bruts par jour. Le salaire pris en compte pour le calcul est plafonné à 1,4 fois le SMIC mensuel, soit 2 552,25 € bruts en 2026. Si votre salaire est supérieur à ce plafond, seule cette partie sera retenue pour le calcul.
La plupart des conventions collectives et accords d’entreprise prévoient un maintien de salaire par l’employeur en complément des IJSS, sous conditions d’ancienneté. Renseignez-vous auprès de votre RH ou de votre convention collective.
Le délai de carence : qui est concerné et pendant combien de temps ?
Pour les salariés du secteur privé, le délai de carence est de 3 jours en 2026, inchangé par rapport aux années précédentes. Concrètement, les indemnités journalières de la Sécurité sociale ne sont versées qu’à partir du 4e jour d’arrêt.
Pour les fonctionnaires, une réforme avait été envisagée dans le cadre du PLFSS 2026 pour porter le délai de carence à 3 jours (contre 1 jour actuellement). Cette mesure a finalement été abandonnée lors des arbitrages budgétaires. Les agents publics conservent donc leur délai de carence d’un jour.
Attention : depuis le 1er mars 2025, la rémunération des congés maladie ordinaires dans la fonction publique est limitée à 90 % du traitement pendant les trois premiers mois (contre 100 % auparavant), puis à 50 % du 4e au 12e mois.
Quelles conditions pour toucher les indemnités journalières ?
Pour bénéficier des IJSS, vous devez remplir deux conditions principales.
Avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois ou 90 jours précédant votre arrêt. En pratique, si vous êtes salarié à temps plein et avez travaillé sans interruption, cette condition est automatiquement remplie.
Être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois. Pour les arrêts de longue durée (au-delà de 6 mois), des conditions complémentaires s’appliquent, notamment un nombre minimum de jours travaillés sur les 12 derniers mois.
Nouvelles règles 2026 à connaître
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 introduit deux changements notables.
Un plafonnement de la durée des arrêts initiaux. Pour la première fois, le législateur prévoit de fixer des durées maximales pour les arrêts prescrits. Un arrêt initial ne pourrait plus excéder un mois. Au-delà, un renouvellement sera nécessaire, sur prescription médicale.
L’acquisition de congés payés maintenue en arrêt maladie. Les salariés en arrêt pour maladie non professionnelle continuent d’acquérir des congés payés à raison de 2 jours ouvrables par mois d’absence. Une bonne nouvelle issue de la réforme de 2024 qui reste en vigueur.
Comment sont versées les indemnités journalières ?
Votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) verse les IJSS directement sur votre compte bancaire, généralement tous les 14 jours en moyenne. Le premier versement intervient après traitement de votre dossier, ce qui peut prendre quelques jours.
Pour recevoir vos indemnités sans délai, assurez-vous de transmettre volet 3 de votre avis d’arrêt de travail à votre CPAM et les volets 1 et 2 à votre employeur dans les 48 heures suivant sa prescription.
À retenir : en 2026, le plafond des indemnités journalières est relevé à 41,95 €/jour, le délai de carence privé reste à 3 jours, et les fonctionnaires conservent leur jour de carence unique. Pensez à envoyer votre avis d’arrêt dans les 48h pour éviter tout retard de versement.










