Stéphane Larue
Actus

Municipales 2026 à Paris : un second tour au couteau entre Grégoire et Dati

Audiences numériques : Record historique pour le premier tour des municipales 2026

Le dernier sondage Elabe place Emmanuel Grégoire (45,5 %) et Rachida Dati (44,5 %) au coude-à-coude à la veille du second tour des municipales à Paris, dimanche 22 mars. Le retrait de Sarah Knafo a rebattu toutes les cartes.

Un seul point d’écart. Après l’avance confortable d’Emmanuel Grégoire au premier tour (37,98 %), la bataille pour la mairie de Paris s’annonce serrée comme rarement. La recomposition de l’entre-deux-tours a profondément modifié le rapport de forces.

Le retrait de Knafo relance Dati

Sarah Knafo, qualifiée de justesse avec 10,40 % des voix, a annoncé son retrait mardi 17 mars « pour battre la gauche ». L’eurodéputée Reconquête n’a pas donné de consigne de vote, mais le signal est clair : 86 % de ses électeurs se déclarent prêts à voter Dati, selon le sondage Elabe.

Rachida Dati a par ailleurs fusionné sa liste avec celle de Pierre-Yves Bournazel (Horizons, 11,34 % au premier tour). Le report y est plus nuancé : seulement 56 % des électeurs Bournazel se reporteraient sur Dati, 35 % choisissant Grégoire.

Chikirou maintient, la gauche se divise

La candidate La France insoumise Sophia Chikirou (11,72 % au premier tour) a maintenu sa liste après le refus d’Emmanuel Grégoire de fusionner avec LFI. Seuls 20 % des électeurs Chikirou envisagent de voter Grégoire. Une hémorragie potentiellement fatale pour le candidat socialiste.

La stratégie du camp Grégoire : dramatiser l’enjeu en dénonçant une « alliance de fait » entre Dati et l’extrême droite. Le candidat socialiste est allé jusqu’à accuser Emmanuel Macron d’être « intervenu » pour favoriser le retrait de Knafo. L’Élysée a qualifié cette accusation de « mensonge indigne ».

Bardella s’invite dans la campagne

Le président du RN Jordan Bardella a déclaré sur TF1 qu’il aurait « utilisé le bulletin de vote qui fait face à celui de la gauche » s’il avait été électeur parisien. Un soutien implicite à Dati qui pourrait lui coûter des voix au centre dans une ville comme Paris, estiment plusieurs politologues.

Le suspense est total. Paris va-t-elle rester à gauche après 25 ans de règne socialiste, ou basculer à droite ? Réponse dimanche soir.

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